La Loto-Classique se vendra 100 $ le billet et 4000 billets seront en circulation pour un total de 14 prix, comme l’a expliqué le directeur général de la Classique Stéphane Boileau.

La Classique de canots veut avoir les moyens de ses ambitions

Trois-Rivières — Après une 86e édition spectaculaire, tant au point de vue organisationnel que sportif, la Classique internationale de canots de la Mauricie sent qu’il y a du vent dans ses voiles, et elle souhaite accentuer son développement.

Pour y arriver, Stéphane Boileau et son équipe ont lancé la Loto-Classique lundi, un nouveau levier financier qui permettra aussi de maintenir la gratuité des sites et des activités. Cette formule de loto a été suggérée par Martin Gervais, et elle est utilisée depuis quelques décennies à Alma. Boileau a présenté le fruit de 18 mois d’efforts afin de la matérialiser en Mauricie.

«Dans un événement sur 200 km, c’est impossible de créer un passeport. De toute façon, la gratuité sur les sites, on y croit. Maintenant, il fallait quand même trouver une façon d’aller chercher plus de financement privé. Nous avons une très belle collaboration des villes, mais c’est difficile de toujours dépendre de l’aide des gouvernements provinciaux et fédéraux», explique le directeur général sans détour, en insistant au passage sur la collaboration plus étroite offerte depuis un an par la Ville de Trois-Rivières.

«La Loto-Classique va nous permettre de mettre la main sur ce dont nous avons besoin. Le coût du billet est de 100 $, avec 4000 billets en circulation pour 14 prix. C’est une chance sur 285 de gagner!», ajoute Boileau.

Le premier prix de ce tirage au sort sera une cagnotte de 50 000 $ en argent. Deux chalets Wiserwood seront aussi remis lors de ce tirage le 18 décembre. Les profits aideront notamment la Classique à poursuivre le développement de ses différents produits en milieu scolaire.

«On a un partenariat avec l’école secondaire du Rocher depuis trois ans pour développer de la relève en rabaska. On aimerait mettre sur pied quelque chose du genre avec l’école secondaire Val-Mauricie pour le C-2 également. Ensuite, on va viser des écoles autant à La Tuque qu’à Trois-Rivières pour encourager la relève sur l’ensemble de notre territoire. C’est assez ambitieux comme projet et ça prend des équipements, donc des moyens financiers, pour y arriver», confie Boileau.

1000 athlètes dans 10 ans?

Ce dernier ne cache pas qu’il veut continuer à grossir les rangs de la Classique. Ils étaient environ 150 athlètes sur l’eau en 2014, le double a participé à la dernière édition. «On veut se rendre à 500 à moyen terme. Et pourquoi pas à 1000 dans 10 ans! C’est possible, vous savez. Nous, on y croit.»

Chose certaine, la dernière édition a galvanisé les troupes. Il n’y a eu que treize secondes d’écart entre les gagnants (Jimmy Pellerin et Steve Lajoie) et leurs plus proches poursuivants, Mathieu Pellerin et Matt Meersman. Les différents changements apportés à la compétition ont semblé plaire aux athlètes. Et puis il y a Dame Nature qui, pour la première fois en trois ans, a décidé de collaborer entièrement aux festivités.

«Dans l’événementiel, la température a un gros impact, on ne peut pas le nier. Notre dernière édition a été extraordinaire, alors la mobilisation est très élevée dans nos rangs actuellement pour poursuivre notre développement. Cette Loto-Classique est là pour nous donner les moyens de nos ambitions», conclut Boileau.