Louis-Simon Gauthier

La chaise musicale

COMMENTAIRE/ Le Canadien endort ses partisans depuis des mois en parlant de stabilité. Ça me fait rire. Parce que jeudi, c’était le festival de la chaise musicale sur les trios, contre le Lightning. Est-ce qu’il y a un jeu moins «stable» que la chaise musicale?

Oui oui, je sais, il y a les blessés qui gâchent tout. Gallagher a un virus – probablement pas pandémique – Tatar est aux prises avec un bobo. Pauvre CH, il est le premier club de l’histoire de la LNH à subir les foudres des blessures de manière répétitive.

Les ailiers de l’équipe jeudi devaient être étourdis, à endurer le roulement des lignes offensives de l’entraîneur Claude Julien. Imaginez, Dale Weise s’est retrouvé sur le premier trio à un certain moment. Il succédait à Paul Byron et Joel Armia. Ouf. Juste à l’écrire, c’est essoufflant.

Montreal Canadiens goaltender Carey Price (31) makes a pad save on a shot by the Tampa Bay Lightning during the second period of an NHL hockey game Thursday, March 5, 2020, in Tampa, Fla. (AP Photo/Chris O’Meara)

J’adore Dale Weise, je vais toujours me souvenir de ses séries magiques de 2014, quand il avait fait perdre la tête à Milan Lucic et aux Bruins. Quel beau moment! Vous vous souvenez? Le CH a frôlé la coupe Stanley cette année-là. Il n’est plus passé proche depuis.

Ceci dit, le Gretzky néerlandais n’a pas d’affaire sur un premier trio, que ce soit à Montréal... ou à Laval. À Trois-Rivières dans l’ECHL, peut-être, mais je commence à divaguer...

Les Penguins de Pittsburgh n’ont pas été épargnés par les blessures, eux non plus. Même leur joueur de concession Sidney Crosby s’est absenté pendant des semaines. Je le sais, j’ai perdu au moins 10 positions dans un de mes pools en raison de cette absence. Soixante dollars aux poubelles! Pourtant, ils sont troisièmes dans la section Métropolitaine, les Penguins.

Comme le CH, ce ne sont pas les champions du repêchage, sauf qu’ils trouvent toujours un moyen de dénicher des joueurs autonomes pour demeurer compétitifs. À Montréal, non seulement on peine à attirer ce type de patineurs, bien souvent, on choisit mal les choix.

Sauf qu’on nous dit que l’avenir est prometteur. Permettez-moi d’en douter. Autant à Laval qu’à Montréal, les nuits sont longues.