La liste de protection des Draveurs a été gelée par la LNAH jusqu’au 14 mai, mais pour Yves Tremblay, la Ville de Trois-Rivières doit statuer d’ici le début de la semaine prochaine.

La balle dans le camp de la Ville

TROIS-RIVIÈRES — On saura dans quelques jours si la Ligue nord-américaine bénéficiera d’une autre vie à Trois-Rivières.

Mardi après-midi, Yves Tremblay a présenté ses demandes à la Ville de Trois-Rivières pour accepter de prendre le relais d’Étienne Boileau, qui a abandonné le navire après une seule saison d’opérations.

Tremblay s’est pointé au rendez-vous qu’il a sollicité avec l’appui écrit des autorités de la LNAH, qui souhaitent garder la cité de Laviolette dans leur giron.

Yves Tremblay

«Richard Martel m’a appelé samedi, nous avons eu une discussion productive. C’est clair que pour la LNAH, Trois-Rivières est toujours dans les plans. Maintenant, il s’agit de voir si nous pouvons disposer des conditions gagnantes pour opérer le changement nécessaire», explique Tremblay, qui ne cache pas être à la recherche d’un soutien financier plus importante de la part des élus municipaux.

«Il y a une question de justice à travers les différentes activités de sport qui sont supportées par la Ville, je pense. On fait les efforts de notre côté pour que ça fonctionne. Mais on ne peut pas tout faire ça seul», ajoute-t-il.

Tremblay dit avoir apprécié sa rencontre avec le directeur des loisirs, Jean-Marc Bergeron. «J’ai senti de l’ouverture. La discussion a été positive. Maintenant, ce n’est pas lui qui a le pouvoir décisionnel entre les mains. Ce sera aux élus de décider s’ils veulent maintenir ce calibre de jeu chez nous. Nous attendons la réponse.»

La Ligue nord-américaine a décidé de geler la liste de protection des Draveurs jusqu’au 14 mai, question de donner du temps aux investisseurs locaux pour bien analyser la situation. Mais Tremblay dit avoir besoin d’une réponse avant ça. «On veut être fixé d’ici le début de la semaine prochaine. Il y a tant de choses à faire pour faire virer le vent de bord, il faut se lancer le plus vite possible si on va de l’avant. M. Bergeron a été sensible à cette volonté de bouger rapidement, alors on s’attend à une réponse d’ici environ une semaine.»

Tremblay ne veut pas trop s’avancer sur ses chances de convaincre la Ville d’étoffer son partenariat avec les Draveurs. «C’est dur à dire. Il y a une question de vision là-dedans. On voulait avoir la chance de présenter notre plan de match, on l’a obtenu. Nous sommes maintenant en mode attente», répète-t-il.