Simon Kean a atteint son rival de plusieurs coups de puissance.

Kean expéditif

Trois-Rivières — Cinq mois après avoir subi son premier échec chez les professionnels, Simon Kean (16-1, 15 K.-O.) a montré qu’il était prêt pour sa revanche avec Dillon Carman en juin à Shawinigan. Déchaîné, le Grizzly n’a fait qu’une bouchée de Rogelio Omar Rossi (20-8-1, 13 K.-O.) qu’il a liquidé en moins de deux rounds en finale du gala de boxe présenté par Eye of the Tiger Management au Casino de Montréal samedi soir.

L’Argentin, un vieux routier gaucher, n’a pas été en mesure de causer des ennuis au Trifluvien. Dès le premier round, Kean l’a pincé et il a visité le tapis à deux reprises. Au deuxième round, Rossi est retourné au sol et même s’il s’est relevé, son coin a lancé la serviette. Agresseur du début à la fin, Kean s’est servi de sa mobilité pour éviter les coups de son rival. Il n’a eu qu’à encaisser une seule main gauche. Il était encore frais comme une rose lorsque le clan Rossi a décidé d’abandonner.

«Je suis vraiment content de mon combat. On a travaillé des choses à l’entraînement. Et je les ai mis en pratique. J’étais un peu anxieux en début de combat, alors je suis parti un peu plus prudent. Je voulais surtout éviter de me faire toucher. Une fois réchauffé, j’ai parti la machine et ça s’est bien passé», a déclaré Kean à sa descente du ring sur les ondes de Punching Grace. «J’avais faim, j’aurais aimé continué ! Mais bon, c’est très satisfaisant comme retour. »

Il faut s’attendre maintenant à ce que son deuxième duel avec Dillon Carman soit officialisé au cours des prochains jours. Roger Lavergne et Claude Vallée, des Cataractes, étaient aux premières loges au Casino pour assister à son retour victorieux. L’agent de Carman a confié vendredi au Nouvelliste que les termes du contrat reçu jeudi soir convenait à son protégé. La dernière étape avant la signature des contrats – une victoire convaincante sur Rossie – a été franchie samedi soir.

Kean a de plus signifié son intérêt à relever le défi lancé sur les médias sociaux par le médaillé d’or olympique Tony Yoka, qu’il a battu à Londres en 2012. «Il veut me revoir, c’est un défi pas mal tentant !»

Il sera toutefois difficile de matérialiser la revanche avec Carman programmée pour juin au Centre Gervais Auto et le défi avec Yoka, puisque ce dernier désire se battre en juillet.