Simon Kean

Kean élargit ses horizons

Après huit combats professionnels au pays, il est maintenant temps pour Simon Kean d'élargir ses horizons, au sud de la frontière plus précisément.
Le Trifluvien de 28 ans a en effet appris qu'il livrera son prochain combat le 11 mars à Verona, dans l'État de New York, en sous-carte du gala qui mettra en vedette David Lemieux et Curtis Stevens.
Pour le poulain d'Eye of the Tiger Management, cette première sortie au pays de l'oncle Sam, sur un gala qui sera présenté au prestigieux réseau HBO en partenariat avec les réputées écuries Main Events et Golden Boy Promotions, représente une belle occasion de se faire connaître aux États-Unis.
«En sous-carte de Lemieux-Stevens, qui sera présenté sur HBO, c'est quand même gros. Après sa belle victoire contre (Avery) Gibson, le timing est bon pour lui d'aller aux États-Unis», estime son entraîneur Jimmy Boisvert.
Toujours invaincu en huit sorties chez les professionnels, Kean est évidemment emballé par cette nouvelle opportunité qui s'offre à lui, deux semaines après avoir livré une brillante performance en demi-finale d'un gala au Centre Bell. Il se dit par ailleurs flatté de voir son patron Camille Estephan lui faire confiance dans cette aventure.
«J'espère que les Américains vont m'aimer et que ça va me permettra de faire des millions!, a lancé le coloré poids lourd, en entrevue avec Le Nouvelliste. J'apprécie vraiment l'occasion qui se présente à moi. Je suis content que Camille m'offre un spot sur cette carte. J'imagine que c'est parce que j'ai bien fait à mon dernier combat.»
À peine rentré des Bahamas, où il s'est offert une semaine de vacances après sa victoire par décision unanime du 28 janvier, Kean se dit ravi de sa progression sur l'échiquier mondial des poids lourds. C'est d'ailleurs avec l'intention de poursuivre son ascension qu'il a rapidement repris l'entraînement en gymnase.
«Je suis maintenant 66e au monde (selon le site Boxrec). Je pense que ça va monter vite pour que j'atteigne le top-15. Mais pour l'instant, je me concentre uniquement sur mon prochain combat. Il faut y aller une étape à la fois», indique sagement l'olympien de Londres 2012, qui ne connaît toujours pas l'identité de son rival en vue du 11 mars.