Simon Kean assure se sentir bien après avoir été opéré au coude durant l’été. Sa dernière sortie dans le ring remonte à juin, à Shawinigan lors de la revanche contre Dillon Carman.

Kean au Centre Bell le 7 décembre

TROIS-RIVIÈRES — Quand Simon Kean a subi sa seule défaite en carrière chez les pros le 6 octobre 2018 contre Dillon Carman, Siarhei Liakhovich (27-7, 17 K.-O.) le regardait, des gradins du Centre Vidéotron. Les deux hommes se retrouveront pour la première fois dans le ring, en décembre prochain au Centre Bell.

Sans surprise, le Trifluvien (17-1, 16 K.-O.) apparaît sur la prestigieuse carte du 7 décembre concoctée par son écurie, Eye of the Tiger Management. Pour l’occasion, il meublera le combat précédant la demi-finale mettant en vedette un autre poids lourd appartenant à EOTM, le Russe Arslanbek Makhmudov, face à l’ex-champion mondial du WBC Samuel Peter. La finale sera assurée par David Lemieux, qui affrontera l’Ukrainien Max Bursak.

«C’est un gala important, j’ai hâte de retourner au Centre Bell, ce sera la troisième fois», sourit Kean, bien conscient de la qualité de l’adversaire qui se présentera à lui dans la métropole.

Liakhovich a déjà été champion du monde de la WBO en 2006. Son dernier combat remonte à octobre 2017, mais au cours de sa carrière, le Biélorusse s’est frotté à de nombreux excellents pugilistes, dont Andy Ruiz Jr, Deontay Wilder, Bryant Jennings et Shannon Briggs. Dans sa défaite face à Ruiz Jr en 2014, il s’était rendu à la limite du combat, s’inclinant par décision unanime des juges.

«C’est clair qu’il en a vu d’autres, sauf que je ne suis pas stressé. J’ai évolué depuis la défaite contre Carman à Québec. S’il se sent confiant après m’avoir vu me faire défoncer ce soir-là, il se trompe! J’ai beaucoup progressé.»

Kean a remporté ses deux combats depuis cette fameuse soirée d’octobre 2018, dont la revanche contre Carman en juin à Shawinigan. Après cette victoire, il a pris un peu de repos avant de subir une opération au coude gauche. Un inconfort le dérangeait depuis quelques combats. «Ce sera un stress en moins, ça va tout changer dans le ring.»

Son entraîneur Jimmy Boisvert confirme que la préparation est déjà bien entamée pour décembre. En fait, ça fait longtemps que le clan Kean étudie Liakhovich. S’il avait battu Carman la première fois, Kean se destinait à mettre les gants contre le Biélorusse à Rimouski à la fin de 2018.

Âgé de 43 ans, Liakhovich a eu passablement de succès chez les amateurs, avant de faire le saut dans la boxe professionnelle en 1998. Parmi ses bons coups, notons une médaille de bronze aux Championnats mondiaux de 1997 ainsi que sa participation aux Jeux olympiques d’Atlanta, un an auparavant. Surnommé White Wolf, il reste à voir si Liakhovich sera en mesure de perturber le Grizzly de la Mauricie.

«Il a de solides mains, il est bon techniquement, juge Boisvert. Il a perdu de la vitesse et un peu de puissance avec l’âge, mais chez les lourds, la vitesse est rarement un facteur important. S’il bat Simon, il sait qu’il aura peut-être une dernière chance de se classer pour un combat majeur. C’est un bon défi pour Simon.»

Selon Boxrec, Liakhovich mesure 6 pieds 4 pouces, tandis que Kean mesure 6 pieds 5 pouces. «Il a longtemps été parmi l’élite mondiale, il sait ce que ça prend.»

Sinon, le clan Kean souhaite toujours revenir dans la région en 2020. On se souviendra qu’il y a quelques semaines à peine, EOTM et les Cataractes exploraient la possibilité d’organiser un gala à Shawinigan avant la fin de 2019. L’objectif vise à ramener la boxe professionnelle, quelque part en mai ou en juin.

«Oui, j’aimerais bien retourner à Shawi, admet Kean. Je pense aussi de plus en plus au Colisée de Trois-Rivières. J’ai acheté un condo au District 55 et de ma fenêtre, je vois l’aréna en construction!»

En plus de Kean, Makhmudov et Lemieux, de gros noms comme Kim Clavel et Adam Braidwood seront en action au Centre Bell le 7 décembre.