Claude Julien

Julien n’est pas satisfait du dossier sur la route

Si les joueurs du Canadien se trouvent en position précaire au classement de l’Association Est avec 27 matchs à disputer au calendrier régulier, leur rendement à l’extérieur du Centre Bell en est l’une des principales raisons. Claude Julien ne le sait que trop bien.

Avec une fiche de 8-16-1 pour 17 points, le Canadien est l’équipe ayant récolté le nombre de points le moins élevé loin de son domicile et dont la moyenne d’efficacité (,340) est la plus basse de toute la ligue. Avec 26 parties disputées à l’étranger, les Sénateurs d’Ottawa sont à peine meilleurs, avec 18 points.

Lors de ces 25 rencontres, le Canadien n’a totalisé que 57 buts. À ce chapitre, là encore, aucune équipe de la LNH n’a fait pire, bien que les Sénateurs en totalisent 58 après 26 rencontres.

Or, au moment où le Tricolore (1-8-0) ne compte qu’une seule victoire et 11 buts à ses neuf dernières sorties sur la route — à Washington le 19 janvier — voilà qu’il disputera 10 de ses 14 prochaines rencontres à l’étranger, à commencer par mercredi, face à l’Avalanche du Colorado.

Après des matchs en Arizona, à Las Vegas et à Philadelphie d’ici la prochaine semaine, le Canadien retrouvera le confort de son domicile pour un séjour de quatre matchs en six jours, du 22 au 28 février, dont trois contre des équipes encore accessibles au classement de l’Est.

Par la suite, entre les 2 et 12 mars, il devra se payer un périple de six matchs à Brooklyn, à Boston, au New Jersey, à Sunrise, à Tampa Bay et à Columbus. «C’est sûr qu’on veut s’améliorer sur la route. On n’aime pas notre fiche. Même si on ne joue pas du mauvais hockey, on ne joue pas de l’assez bon hockey pour gagner des matchs. C’est ce qu’il faut trouver le moyen de faire; jouer assez bien pour gagner. Pas seulement pour se garder dans le match», a tranché Julien lors d’une mêlée de presse, lundi.

Du travail à faire des deux côtés

Pour espérer accumuler des victoires à l’étranger, Julien croit que son équipe doit être meilleure qu’elle ne l’est en ce moment autant à l’attaque qu’en défensive. Peut-être que la performance que le Canadien a livrée samedi contre les Predators de Nashville, malgré la défaite de 3-2 en tirs de barrage, servira d’inspiration.

«L’autre soir, on a joué tout un match, mais on n’a marqué que deux buts, a rappelé Julien. C’est sûr qu’il y avait un bon gardien. Mais tu demandes à tes joueurs de bien compétitionner, de respecter le plan de match, et ils l’ont fait. Pour gagner des matchs serrés, il faut être bon défensivement aussi. Ce n’est pas trop demander aux joueurs d’être meilleurs dans les deux sens.»