Jordan Balmir disputera sa première finale, samedi soir à la Tohu de Montréal.

Jordan Balmir est affamé

TROIS-RIVIÈRES— À quelques heures de sa première finale de gala en carrière, n’essayez pas d’enlever le sourire accroché au visage de Jordan Balmir. C’est mission impossible.

Deux ans après ses débuts professionnels, le Drummondvillois de 25 ans tentera de conserver sa fiche immaculée (8-0, 5 K.-O.), samedi soir à la Tohu de Montréal, face à Frank Cotroni jr (12-9-1, 6 K.-O.).

Une finale dans la métropole, voilà un scénario auquel il a souvent rêvé. «Je suis fébrile. J’ai les dents barrées depuis hier!», lance au bout du fil le protégé de Jimmy Boisvert et Benoit Fleury au club Performance.

Pour ce duel face au vétéran «The Hitman» Cotroni, le clan Balmir a accepté un combat à 162 livres, soit 8 livres de plus qu’à l’habitude. Si les coups seront un peu plus lourds à encaisser, «Django» assure qu’il réussira à en tirer avantage. «C’est un compromis qu’on a fait pour monsieur Cotroni. Ça me fait moins de poids à couper alors ça va me donner plus d’énergie pour mon combat!»

Vers une salle comble
Joint jeudi par Le Nouvelliste, Balmir s’attendait à une salle comble (environ 1000 personnes) pour ce gala.

«Il y a plusieurs combats locaux sur la carte alors ça mousse l’intérêt des amateurs. Aussi, ça va être tout un show contre Cotroni, un boxeur qui ne va pas reculer devant moi. C’est un gars qui n’a pas peur de manger des coups pour réussir à en donner. J’aime ça.»

Après une performance en demi-teinte à sa dernière sortie entre les câbles – il avait été terrassé par un virus dans les jours précédant le gala du 10 février à Shawinigan – Balmir promet de livrer la marchandise en finale de ce gala présenté par Rixa Promotions. «Je peux boxer Cotroni de toutes les façons. Je peux décider de me battre avec lui ou encore y aller plus techniquement. La seule différence en bout de ligne, ça va être le round auquel il va tomber. Tout va dépendre du plan de match qu’on va choisir et la façon dont on va s’ajuster pendant le combat. Chose certaine, j’y vais all in!»

Par ailleurs, la préparation s’est avérée quelque peu différente pour ce combat face à un rival québécois.

Contrairement à ses duels précédents, où il ne croisait le regard de son rival qu’au moment de la pesée, Balmir a eu l’occasion de rencontrer Cotroni dans les semaines précédant le combat, promotion oblige.

«C’est mon premier combat local. C’est excitant. Je connais un peu plus mon adversaire. On a passé une heure dans la même pièce pour le tournage d’une capsule vidéo. Je lui ai serré la main... parce que je suis poli! Par contre, samedi soir, les émotions vont prendre le bord. Ça s’annonce tout un combat!»