Pierre Thibodeau

Jeux du Québec: porteurs pour Shawinigan

SHAWINIGAN — La dernière ville dans la région à avoir accueilli une finale des Jeux du Québec est Shawinigan, en 2012. Alors qu’ils venaient tout juste d’accueillir le tournoi de la Coupe Memorial, les Shawiniganais ont présenté quelques mois plus tard la 47e finale des Jeux du Québec.

«C’est une aventure extraordinaire d’accueillir 4000 jeunes et de mobiliser environ 1000 bénévoles qui travaillent à l’organisation», se souvient le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Cette mobilisation citoyenne inhérente à l’organisation d’un tel rendez-vous sportif engendre un sentiment d’appartenance au sein de la communauté.

«Avec la Coupe Memorial, que nous avons gagnée, et les Jeux du Québec, ç’a été une année de mobilisation extraordinaire. Je n’hésite pas à dire que c’est un virage important pour Shawinigan, alors que nous changeons les mentalités économiques de la grande entreprise vers les PME et l’entrepreneuriat. Ç’a fait la démonstration que la ville se prenait en main», ajoute M. Angers.

Six ans après la 47e finale des Jeux du Québec, Shawinigan bénéficie toujours de l’amélioration des infrastructures sportives. De nouvelles pistes de BMX et d’athlétisme ont été aménagées alors que les terrains de soccer et de baseball ont été mis à niveau.

Le médaillé olympique Éric Bédard a allumé la vasque lors de la cérémonie d’ouverture de la finale des Jeux du Québec à Shawinigan, en 2012.

«Toutes ces infrastructures bénéficient aujourd’hui à l’ensemble de nos citoyens et de nos enfants en particulier», soutient le maire, Michel Angers. «C’est toujours intéressant pour une municipalité.»

Le seul souvenir amer de cette finale présentée à Shawinigan est la qualité de la surface de la piste d’athlétisme. Alors que la Ville ne voulait pas faire confiance à l’entreprise Sportica pour ce travail, les règles d’appels d’offres du ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport obligeaient à la choisir. L’entreprise était le plus bas soumissionnaire. De mauvaise qualité, le revêtement s’est détérioré rapidement, empêchant même la tenue depuis de compétitions de niveau provincial. Par la suite, Sportica avait obtenu le contrat pour la piste d’athlétisme des Jeux du Québec à Longueuil en 2014 et avait une fois de plus livré un produit de mauvaise qualité. L’entreprise a depuis déclaré faillite, laissant Shawinigan avec ses problèmes.

«Nous avons toutefois de l’excellent matériel d’athlétisme. C’est même le matériel d’athlétisme qui va servir pour les Jeux du Québec à Thetford», précise Pierre Thibodeau, entraîneur pour le club d’athlétisme Zénix.

Un tremplin pour le sport
Prendre part à une finale des Jeux du Québec pour un jeune athlète représente pour lui une étape importante dans son parcours. Il s’agit souvent d’une première compétition d’envergure où le décorum est important.

Pierre Thibobeau, qui entraînait les athlètes d’athlétisme de la région en 2012 et qui les entraîne toujours en vue des jeux de 2018, se souvient de l’impact positif qu’ont eu ces jeux sur le sport. «Nous avons connu de belles performances en 2012 et ç’a inspiré beaucoup de jeunes. Nous avons connu une importante augmentation du nombre d’athlètes au club par la suite», affirme Pierre Thibodeau qui estime que la région devrait à nouveau faire bonne figure lors de la finale de Thetford.

Par-delà le sport, une finale des Jeux du Québec permet aux athlètes de vivre des expériences marquantes. «Ce sont des expériences inoubliables pour les jeunes. Ils reviennent de là plus matures et plus passionnés par leur sport. Nous ne voyons pas de jeune abandonner lors d’une année après les Jeux du Québec», conclut l’entraîneur du club d’athlétisme Zénix.