Au-delà des infrastructures, la présentation d’une Finale des Jeux représente une belle vitrine pour les disciplines sportives.

Jeux du Québec à Trois-Rivières: très positif, disent les entraîneurs

TROIS-RIVIÈRES — L’idée de ramener la Finale des Jeux du Québec à Trois-Rivières, soulevée par le candidat à la mairie Jean-François Aubin, résonne comme de la musique aux oreilles des différents intervenants du domaine sportif de la région.

Voilà déjà 44 ans que la cité de Laviolette n’a pas vibré au rythme de la grand-messe provinciale d’été du sport amateur. Les Jeux d’hiver avaient aussi été présentés en 1999.

Pour l’entraîneur du club d’athlétisme Zénix de la Mauricie, Pierre Thibodeau, la présentation d’un tel rendez-vous sportif permettrait de remettre à neuf des infrastructures qui se font de plus en plus désuètes. D’ailleurs, des projets sont déjà en branle pour rénover les terrains synthétiques du Cégep de Trois-Rivières et de l’Université du Québec à Trois-Rivières. La piste d’athlétisme doit également être remplacée à l’UQTR au cours de la prochaine année. Elle date de la dernière mouture trifluvienne des Jeux du Québec... présentée en 1975!

«Ça serait certainement très positif pour toutes les associations sportives», lance celui qui était aux premières loges pour assister aux prouesses de la Mauricie lors de la Finale de 2012 à Shawinigan.

À l’UQTR, la situation était particulièrement criante. La piste d’athlétisme est fermée depuis mai 2016 tandis que les Patriotes ont été chassés de leur terrain de soccer depuis l’automne 2015, étant donné que la surface était devenue trop dangereuse. Voilà donc trois ans que les Patriotes disputent leurs rencontres locales au stade Gilles-Doucet du Séminaire de Trois-Rivières.

«Il y a déjà un pas qui a été fait en ce sens avec la réfection de la piste d’athlétisme. On va avoir une piste de haut niveau qui va nous permettre d’accueillir de grosses compétitions. Présentement, on a des athlètes de haut niveau de la région, mais on doit se débrouiller avec ce qu’on a. Quand il y a de grosses compétitions, on doit les envoyer à l’extérieur en camp d’entraînement pour les préparer. Avec de nouvelles infrastructures, ça va clairement améliorer les choses.»

Un qui serait ravi de pouvoir accueillir la fanfare des Jeux du Québec à Trois-Rivières en 2024, c’est Charles Labrie, entraîneur-chef des Mégophias et des Patriotes. Présentement, la piscine de l’UQTR ne paraît pas si invitante en raison des importants travaux qui sont en cours, mais lorsque toutes les rénovations seront complétées, elle représentera un emplacement de choix pour la présentation des Jeux du Québec. «Nous allons avoir une piscine à la fine pointe de la technologie, notamment avec des blocs de départ approuvés par la FINA (fédération internationale de natation.»

De son côté, Durnick Jean salue l’intention de ramener les Jeux du Québec à Trois-Rivières. Le directeur technique de l’Association régionale de soccer de la Mauricie avait aussi vécu la frénésie de la Finale de 2012 à Shawinigan. «On est quand même gâtés à Trois-Rivières en terme d’infrastructures, une fois que tout sera mis à niveau. Présenter les Jeux du Québec ici, ça permettrait de mettre Trois-Rivières sur la carte. En plus, en cette ère de tarifs supralocaux, ça permettrait à plein de gens l’extérieur de venir bénéficier de nos infrastructures.»

Au-delà des infrastructures, la présentation d’une Finale des Jeux du Québec représente aussi une belle vitrine pour les différentes disciplines sportives. «Après 2012, on avait constaté un petit boom dans l’engouement pour l’athlétisme. C’est certain qu’une compétition comme ça, c’est très bon pour faire connaître notre sport», souligne Thibodeau.

Charles Labrie est au même diapason. «On le voit systématiquement. Lorsqu’il y a une compétition d’envergure présentée quelque part, les inscriptions sont à la hausse pour l’année suivante. Ça ne serait pas seulement bon pour la natation, mais pour l’ensemble des sports.»