En gagnant un tournoi du circuit Hurricane Junior Golf Tour aux États-Unis au début de l’année, Jean-Philippe Parr de Saint-Célestin a mérité son invitation pour le championnat des vainqueurs, qui sera disputé à Walt Disney World.

Jean-Philippe Parr bouclera son année en Floride

TROIS-RIVIÈRES — Une centaine de rondes disputées, de grosses victoires empochées à sa première année bantam et toujours le même sourire, la même confiance tranquille. À 13 ans, Jean-Philippe Parr est encore animé de cette passion golfique. Et son sport lui rend bien!

Le prometteur athlète de Saint-Célestin a fait une entrée remarquée sur le circuit bantam de Golf Québec l’été dernier en remportant le titre. Il figurait pourtant parmi les plus jeunes de son groupe d’âge. Mais quand il s’élance avec un de ses bois, rien n’y paraît!

«J’ai gagné une trentaine de verges de distance cette année», témoigne l’adolescent, maintenant en mesure de frapper ses coups de départ à 250 verges. «J’ai atteint tous mes objectifs et un peu plus.»

Parr a grandi. À peine entré dans l’adolescence, il mesure déjà 5 pi 5 po. Si la tendance se maintient, il aura le physique de l’emploi pour développer encore plus de puissance. «Il est encore très jeune pour qu’on fixe des objectifs précis avec lui, mais il est supérieur. Il a beaucoup cheminé», confirme son entraîneur de Québec Fred Colgan, bien connu à travers la province.

«On a changé son équipement cette année. En temps normal, une période d’adaptation se produit sauf que ce ne fut pas vraiment le cas avec Jean-Philippe.»

Le plus important, c’est qu’il soutire toujours autant de plaisir à frapper la petite balle blanche. La preuve, il passera les prochaines semaines en Floride, où trois tournois d’importance l’attendent, dont la finale du Hurricane Junior Golf Tour, un circuit parallèle où évoluent plusieurs bons joueurs de l’est des États-Unis.

Jean-Philippe Parr s’y est signalé en gagnant un tournoi, plus tôt cette année en Caroline du Sud. D’où ce privilège de prendre part à la finale d’Orlando, présentée à Walt Disney World au début du mois de décembre. Un résultat intéressant là-bas lui assurerait de précieux points pour la prochaine saison, lui qui en sera aussi à sa deuxième saison bantam au Québec.

«Je peux jouer encore mieux, ça je le sais, partage Parr. Je me sens plus mature sur les verts, j’ai gagné de la confiance dans les allées sur mes coups d’approche aussi.»

Tout ça en sachant fort bien que les golfeurs américains misent sur un avantage certain. La plupart d’entre eux ont en effet la chance de pratiquer leur sport 12 mois par année. «Frapper une balle dans un écran, c’est pratique l’hiver, mais ce n’est pas pareil. J’ai hâte de me retrouver en Floride. J’ai eu droit à une pause de golf dans les dernières semaines, comme c’était prévu avec mes entraîneurs. Sauf que là, je pense juste à recommencer!»

Heureusement, l’étudiant au Collège Notre-Dame-de-l’Assomption occupe son temps avec d’autres hobbie en patientant. «Je joue au basket avec des gars de mon école. C’est cool, mais rien ne se compare au golf!»

Parr a reçu, dans les derniers jours, une bourse de la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec. Une autre reconnaissance à l’échelle provinciale pour celui qui, dans les mois à venir, risque de continuer à faire parler de lui.