Marco Charpentier enfilera l’uniforme des Draveurs vendredi soir à l’occasion de la visite des Éperviers au Colisée de Trois-Rivières.

«Je vais finir la saison»

Trois-Rivières — Il y a une semaine jour pour jour, Marco Charpentier témoignait dans ces pages qu’il se questionnait sur son avenir de hockeyeur professionnel. Vendredi soir au Colisée, il enfilera l’uniforme des Draveurs pour la première fois alors que son ancien club, les Éperviers de Sorel-Tracy, sera de nouveau de passage en ville.

«Je finis la saison et je prendrai une décision par la suite», a-t-il dit, en entrevue au Nouvelliste jeudi.

Charpentier, deuxième pointeur de l’histoire de la Ligue nord-américaine de hockey, a participé à sa première séance d’entraînement, mercredi à l’aréna Claude-Mongrain. Il complétait un trio avec Jonathan Bellemare et Mathieu Guertin. «C’était important de me dégourdir un peu avant mon retour au jeu. Ça fait un petit bout de temps que je n’ai pas joué.»

Depuis le 6 janvier, pour être plus précis. L’arrivée dans son nouvel environnement a été remarquée. «J’étais un peu en retard, avec les mauvaises conditions routières. Je me suis pointé avec Francis Desrosiers, les gars étaient déjà sur la glace! On s’est présenté, j’ai pu discuter avec eux. C’est un bon groupe, j’ai hâte de commencer.»

Pour lui... et son fils
Même en réfléchissant sur son avenir il y a une semaine, Charpentier gardait une porte ouverte sur Trois-Rivières. C’est en discutant avec ses enfants, dont son fils de 7 ans, qu’il y a eu un déclic. «Ça lui faisait de la peine, je le voyais. Il me posait des questions et ne comprenait pas pourquoi je voulais arrêter. C’est là que je me suis dit: “comment veux-tu finir ta carrière?” J’ai toujours dit à mes jeunes que lorsqu’on commence quelque chose, on le finit. Je dois terminer cette saison.»

Aurait-il préféré la compléter avec un chandail de l’Assurancia de Thetford Mines sur le dos? C’était dans les plans quand il s’est entretenu avec son ancien patron à Sorel-Tracy, Christian Deschênes. «Je savais que mon rôle diminuait chez les Éperviers. Tant qu’à changer d’équipe, je visais Thetford, où plusieurs membres de ma famille demeurent. J’aurais aimé finir là-bas, l’échange ne s’est pas matérialisé. Mais je n’arrive pas à Trois-Rivières à reculons pour autant. Ce club peut causer une surprise, j’en suis persuadé.»

Charpentier en sera à son deuxième séjour officiel chez les Draveurs, après la saison 2003-04. À l’époque, les amateurs se déplaçaient en grand nombre pour encourager l’équipe du capitaine Alain Côté, aujourd’hui entraîneur-chef. «J’ai connu le Colisée rempli avec une bonne ambiance et ce sont de beaux souvenirs. Je ne pense pas que le produit de la LNAH soit mort à Trois-Rivières, mais il serait temps que les gens reviennent. En collant quelques victoires et de grosses performances, j’ai confiance.»

Ce sont donc les Éperviers qui ouvriront le bal vendredi pour la rentrée de Charpentier. «Aussi bien régler ça en partant!» s’exclame le principal intéressé, qui assure qu’aucun billet ne sera déposé sur la table pour fouetter ses coéquipiers. «Je ne m’en viens pas avec une mentalité de revanche. Plus jeune, je t’aurais dit oui, mais à 38 ans, je suis passé à autre chose.»

S’il assure qu’il sera disponible «à 100 %» pour les séries, il prévient qu’il pourrait rater quelques parties d’ici la fin du calendrier.

Mirasty blessé aux côtes
Du côté du dur à cuire Jon Mirasty, le portrait est plus sombre. Ça fait au moins deux semaines que l’organisation annonce son retour pour le début du mois de février. Mauvaise nouvelle, Mirasty ratera encore le match de la fin de semaine, blessé aux côtes. «La direction des Draveurs a travaillé très fort pour que je vienne à Trois-Rivières et je sais qu’ils continueront à le faire. Je serai de retour bientôt», a écrit Mirasty sur les réseaux sociaux.