Keamy Savoie aura la chance de se battre une première fois dans son patelin chez les professionnels.

«Je suis là pour me faire un nom»

TROIS-RIVIÈRES — En plus d’être déterminant pour la suite de la carrière de Simon Kean, le gala de samedi au Centre Gervais Auto sera bien particulier pour un autre boxeur trifluvien. Keamy Savoie (2-0) aura en effet l’occasion de se battre dans son patelin pour une toute première fois depuis qu’il a fait le saut chez les professionnels.

Évidemment, le protégé de Denis Hince souhaite combler tous ses proches qui se déplaceront à Shawinigan pour venir le voir à l’oeuvre. Mais par-dessus tout, il veut en mettre plein la vue à son grand-père, Jean-Pierre Savoie.

«Ça fait longtemps que je boxe et il est très fier de moi. Il était là à mon premier combat pro et samedi il sera encore dans les gradins. Je veux que tout le monde soit fier. Mais le plus important pour moi, c’est que mon grand-père soit fier de moi après ce combat», indique le boxeur de 23 ans.

Samedi soir, Savoie grimpera dans l’arène pour le deuxième combat professionnel de la soirée. Il sera alors opposé au Mexicain Noe Acosta Cruz (2-0) dans un duel prévu pour quatre rounds chez les poids plumes.

Malgré quelques recherches, bien peu d’informations ont filtré à propos de ce rival qui en sera à un premier combat à l’extérieur de son pays natal. Qu’à cela ne tienne, son entraîneur affirme avoir préparé son poulain à toute éventualité. «Je le sens fébrile. Toute la préparation s’est bien déroulée. Il a travaillé tout ce qu’il avait à travailler. J’ai une énorme confiance en lui. Il va être rapide, il va être fort. D’après moi, le Mexicain va voir des feux d’artifice dès le premier round», sourit Hince.

Même s’il évolue devant une foule très partisane, Savoie assure qu’il ne se laissera pas distraire par les encouragements qui s’annoncent plus nourris qu’à l’habitude. «Je suis là pour me faire un nom, montrer que j’ai ma place. Je veux être dans les meilleurs au Canada et c’est ce que je vais démontrer samedi. Je suis toujours très concentré dans un combat. Je fais abstraction de ce qu’il se passe autour de moi. La seule personne que j’entends, c’est mon coach.»

À ce sujet, ne comptez pas sur son entraîneur pour lui dire de ménager ses énergies en début de combat. «Ce n’est pas mon style de retenir mes boxeurs. On le retient parfois dans les entraînements, mais on ne le retiendra certainement pas dans le combat! C’est son heure de gloire, c’est le temps d’y aller à fond.»