Elissa Alarie a été retenue par l’équipe nationale pour participer à une tournée de quatre matchs au Royaume-Uni.

«Je peux encore me démarquer»

TROIS-RIVIÈRES — Elissa Alarie a toujours autant le feu sacré pour le rugby, alors pas question d’accrocher les crampons!

À 32 ans, la Trifluvienne a été retenue au sein de la sélection canadienne qui participera à une tournée de quatre matchs au Royaume-Uni au cours des prochains jours. Même si la prochaine Coupe du monde féminine de rugby à 15 n’aura lieu qu’en 2021, il s’agit d’une première étape d’évaluation pour l’entraîneur-chef Sandro Fiorino en vue du prochain grand rendez-vous international.

Pour Alarie, il n’est toutefois pas question de voir aussi loin pour l’instant. La demie de mêlée compte surtout savourer le moment présent. «Je ne pense pas à la Coupe du monde. J’y vais un tournoi à la fois, tout simplement.»

Au terme de la dernière Coupe du monde de rugby féminin à 15, où le Canada avait pris le cinquième rang en août 2017, Alarie admettait songer à son après-carrière. Après tout, quelques coéquipières de longue date ont annoncé leur retraite depuis le dernier Mondial et cette réflexion a évidemment traversé son esprit. Sa passion pour le sport a toutefois pesé lourd dans la balance, tout comme sa capacité à contribuer. L’été dernier, elle a participé à la conquête du titre canadien avec l’équipe du Québec. Elle avait aussi tiré son épingle du jeu au Mondial de 2017 en marquant 6 essais et 30 points.

«Tant que je continue de m’amuser, je veux continuer à jouer. Je peux encore me démarquer. En plus, on a une équipe jeune, alors je veux aussi participer au transfert de leadership», mentionne celle qui avait participé à la conquête de la médaille d’argent lors de la Coupe du monde de 2014.

La Trifluvienne n’est pas dupe pour autant. Elle sait très bien qu’elle devra un jour céder sa place aux plus jeunes. «Pour cette tournée européenne, je vais être la joueuse la plus vieille, lance-t-elle. J’ai demandé à mes amies de me le dire quand il va être temps pour moi d’arrêter!»

Au total, neuf Québécoises font partie de l’alignement de 31 joueuses retenues par l’entraîneur de l’équipe nationale. En plus d’Alarie, on retrouve, Magali Harvey, Alexandra Tessier, Brianna Miller, Marie Thibault, Sabrina Poulin, Maude Laliberté, Ngalula Fuamba et Anaïs Holly.

Le Canada disputera son premier match au Royaume-Uni le 18 novembre contre l’Angleterre. Des affrontements sont aussi prévus, de nouveau contre l’Angleterre (21 novembre), ainsi que contre le Pays de Galles (24 novembre) et l’Écosse (27 novembre).

Trois de ces duels seront comptabilisés pour le classement mondial, où le Canada pointe présentement au cinquième rang.

«D’ici le Mondial, le Canada va faire trois tournois du genre par année. Pour ce voyage, les entraîneurs amènent 31 filles. C’est beaucoup, mais ils veulent donner de l’expérience aux plus jeunes», mentionne Alarie, qui travaille également à l’Institut canadien du sport en Colombie-Britannique, entre autres pour le volet du camp des recrues RBC.