Laurence Vincent-Lapointe a été impériale le week-end dernier au Portugal.

«Je peux encore m’améliorer»

Trois-Rivières — Fraîchement revenue du Portugal où elle a ajouté des 11e, 12e, et 13e titres de championne du monde en canot à sa collection, Laurence Vincent-Lapointe a assuré qu’elle serait encore plus rapide aux Jeux olympiques de Tokyo, en 2020.

«Je peux encore m’améliorer. J’ai déjà regardé mes courses de la fin de semaine à plusieurs reprises, mon défi dans les prochains mois sera de m’assurer de garder ma technique jusqu’à la dernière fraction de seconde», a expliqué la Trifluvienne de 26 ans. «Oui, je suis grande. Oui, je suis forte. Mais ce qui me démarque, je crois, c’est ma technique. Je sais que je vais gagner en vitesse si je la maintiens jusqu’au bout. En réalisant ça, en ajoutant aussi du muscle et de l’endurance, je serai encore plus dure à battre!»

Étudiante en sciences infirmières à l’UQTR, Vincent-Lapointe va prendre congé de cours à partir de février pour se consacrer corps et âme au cycle olympique. «Pendant longtemps, j’ai priorisé l’école. Avec les Jeux qui s’en viennent, j’ai demandé à l’UQTR d’étirer un peu mon parcours. Je suis chanceuse d’avoir le support de mon université. Mon but, c’est d’atteindre la plus haute marche possible aux Jeux.»

Il reste beaucoup de travail d’ici là. Et peu de temps pour savourer son week-end de rêve au championnat du monde! Dès mardi, elle se retrouve à Sherbrooke, pour le championnat canadien. «Une petite gâterie de cinq jours avec mes coéquipiers, et les jeunes du Canada qui poussent», sourit-elle, loin d’être indisposée par ce retour rapide sur l’eau.

Dans deux semaines, elle prendra part au championnat panaméricain. Son été se terminera par deux compétitions sur invitation avec sa partenaire Katie Vincent en Chine et en Sibérie. «Ce sera une semaine très chargé avec un gros décalage horaire à absorber mais je suis convaincue que nous aurons beaucoup de plaisir!»

Bien sûr, Vincent-Lapointe sait que partout où elle passe depuis quelques années, les projecteurs sont sur elle. Ce statut, elle l’a apprivoisé. «C’est sûr qu’il y a de plus en plus de pression. Mais en même temps, je suis de mieux en mieux outillée pour y faire face.»