Yves Bourque était un peu déçu de sa performance au sprint.

«J’aurais aimé faire mieux»

Trois-Rivières — Satisfait de sa première sortie aux Jeux paralympiques de PyeongChang le week-end dernier, qui lui avait offert une 25e position lors du 15 km, le skieur paranordique Yves Bourque a quitté les pistes avec un léger sentiment de déception, mercredi au terme du sprint de 1,1 km. Malgré un vaillant effort, le Bécancourois de 52 ans a dû se contenter d’une 29e position sur 36 participants.

«Ça n’a pas été catastrophique comme performance, mais j’aurais aimé faire mieux qu’une 29e place, laisse tomber Bourque en entrevue téléphonique avec Le Nouvelliste. Mais ça demeure que je rivalise avec les meilleurs au monde!»

Avant de s’envoler pour la Corée du Sud pour ses deuxièmes Jeux paralympiques en carrière, le doyen des athlètes en ski paranordique souhaitait ramener dans ses bagages un résultat dans le top-20. Il y a quatre ans, à Sotchi, le Bécancourois avait terminé 20e lors du 15 km en plus de compléter les épreuves de 10 km et 1 km au 24e échelon.

Si après deux épreuves, il se trouve toujours à court de son objectif personnel, il est loin de désespérer puisque la dernière course à son programme demeure sa préférée. Samedi à PyeongChang (23h40, heure du Québec vendredi), Bourque prendra le départ du 7,5 km.

«Mon objectif demeure le même, me classer dans les 20 premiers et il me reste ma course de prédilection. Je pense être capable d’aller faire ma meilleure performance des Jeux. C’est la distance avec laquelle je suis le plus confortable. Jusqu’à maintenant, mes épaules tiennent le coup et je vais donner mon 150 % pour atteindre mes objectifs.»

Un peloton plus jeune
Malgré tout satisfait des temps obtenus jusqu’à maintenant, Bourque souligne que le peloton rajeunit et s’améliore d’année en année, le reléguant inévitablement quelques rangs plus loin.

«Mon pourcentage est bon quand même, par rapport au meneur de chaque épreuve. Mais le calibre est de plus en plus relevé. Avec les nouveaux qui arrivent et qui sont très forts, ça fait que tu recules au classement, même si tes performances individuelles sont meilleures», explique le Centricois.

Les températures clémentes n’ont d’ailleurs en rien aidé la cause du quinquagénaire qui doit se débrouiller avec des épaules endolories. «Il fait autour de 8 à 10 degrés Celsius. Par endroits, on retrouve de la sloche, de l’eau ou encore de la glace sur le parcours. Ça rend l’épreuve très exigeante. Il reste que ce sont les mêmes conditions pour tout le monde, mais ce n’est pas évident», mentionne-t-il, ajoutant que le dernier droit du parcours a donné lieu à quelques incidents pendant le sprint.

«Il y a une bonne côte vers la fin et plusieurs gars sont tombés à cet endroit. Moi, j’ai frôlé la catastrophe, mais j’ai réussi à éviter de justesse un gars du Bélarus qui venait de chuter devant moi.»

Outre des conditions de neige qui le poussent à puiser au fond de ses ressources pour suivre la cadence, Yves Bourque admet être aux anges aux Jeux paralympiques de PyeongChang. «Tout est parfait. L’organisation est géniale, le parcours est très beau, tout se passe très bien avec le transport. On est très bien traité. Je suis très content de l’expérience que je vis ici.»