Raphaël Gladu espère avoir la chance de disputer quelques matchs dans le niveau AA cette saison.

«J’aimerais finir l’année dans le AA»

Trois-Rivières — Raphaël Gladu a beau s’estimer choyé de pouvoir s’entraîner au Complexe sportif Alphonse-Desjardins lors de la saison morte, cela ne l’empêche pas d’avoir affiché un large sourire au moment de retrouver ses coéquipiers au camp d’entraînement des Mets de New York, sous les chauds rayons de St. Lucie, en Floride.

«Ça fait du bien d’être dehors, ça fait différent du CSAD!», lance d’entrée de jeu le voltigeur trifluvien de 23 ans.

L’an dernier, à sa première saison complète chez les professionnels, Gladu a connu une progression fort intéressante. Après un départ un peu lent, il a laissé sa marque avec les Fireflies de Columbia, dans le réseau A du baseball affilié, en réussissant notamment une séquence de 23 matchs de suite avec au moins un coup sûr. Son brio lui a même valu un rappel avec les Mets de St. Lucie, dans le réseau A+. L’ancien des Aigles juniors de Trois-Rivières a cependant été limité à 18 matchs avec cette formation en raison de problèmes à ses genoux.

L’entre-saison lui a permis de bien récupérer et il se sent désormais d’attaque pour son nouveau défi. Logiquement, il devrait amorcer la saison du côté de St. Lucie. Cependant, Gladu aimerait avoir la chance de se faire valoir au niveau suivant, avec les Rumble Ponies de Binghamton.

«J’y vais une étape à la fois et je veux juste essayer de prouver ce que je peux faire. J’aimerais finir l’année dans le AA. Si ça se passe bien à St. Lucie, je devrais me faire rappeler. Je me sens assez proche du niveau AA», explique le produit des Bulldogs de Louisiana Tech.

Avant de voir trop loin, Gladu va d’abord tenter d’attirer les regards des patrons au camp d’entraînement. S’il parvient à ses fins, il pourrait même avoir l’occasion de disputer des matchs de la Ligue des Pamplemousses. Quelques-uns de ses coéquipiers de l’an dernier ont eu le privilège d’être invités au camp principal des Mets, avec les joueurs des Majeures. Du lot, il y a entre autres les lanceurs Anthony Kay, David Peterson et Stephen Villines ainsi que l’arrêt-court Andres Gimenez.

«Je pense que les dirigeants m’aiment bien. J’ai eu la chance de jouer presque tous les matchs l’an passé. Ils me parlent beaucoup. S’ils sentent que je suis prêt, ils peuvent m’envoyer, je sais que ça peut arriver. Par contre, je dois me concentrer seulement sur ce que je peux contrôler», mentionne le choix de 16e ronde des Mets en 2017.

Au cours des derniers mois, Gladu a mis toute la gomme au gymnase pour arriver fin prêt à son deuxième camp d’entraînement professionnel. Si sa constance peut avoir attiré l’attention l’été passé, il voudrait ajouter un peu de puissance au bâton en 2019. «J’aimerais réussir plus de circuits. Les entraîneurs sont confiants que ça va venir dans mon cas. Je leur ai montré que j’étais capable de frapper alors je sais que la puissance va suivre. Au collège aussi, ça m’avait pris un peu de temps avant de démontrer de la puissance au bâton.»

Le camp d’entraînement se mettra officiellement en branle mercredi pour le groupe de Raphaël Gladu tandis que les premiers matchs préparatoires sont prévus le 15 mars.