Luc Grondin, Lise Proulx, Steve Carpentier, Sarah Casaubon et Antoine Matteau ont tous gagné dans leur catégorie respective à Mont-Tremblant.

IronMan: les TriMégo font la loi à Mont-Tremblant!

Club en ascension depuis quelques années, les TriMégo ont fait la loi dimanche au IronMan de Mont-Tremblant. La formation dirigée par Isabelle Gagnon et Pascal Dufresne ont vu quatre de ses représentants gagner dans leur groupe d'âge, méritant automatiquement un laissez-passer pour le championnat du monde à Kona, Hawaï, en octobre prochain.
Parmi ces champions, la performance du jour revient à Sarah Casaubon, qui a survolé sa catégorie chez les 30-34 ans. Mieux, son chrono de 9h56m38s lui offre même la première position chez les femmes, toutes catégories confondues, en excluant les professionnelles! «Une performance magique», s'enthousiasmait Pascal Dufresne. Elle a franchi la barrière mythique des 10 heures, prouvant qu'elle est en constante progression. Les conditions étaient idéales dimanche. Pas trop chaud, pas trop de vent. Mais fallait quand même être en forme pour en profiter. C'est ce qu'a fait Sarah. Je ne suis pas sûr de ses intentions, mais elle peut clairement songer à passer chez les pros.»
Luc Grondin est un autre TriMégo qui peut dire mission accomplie. À 60 ans, il était seul au monde dans sa catégorie! Son temps de 10h30m07s bat son chrono de 2013, même s'il a dû combattre plusieurs blessures depuis deux ans. «C'est toute une machine de guerre, ce Luc», souriait Dufresne. «Il aurait terminé deuxième dans la catégorie 55-59 ans. Il est très impressionnant à mes yeux.»
Steve Carpentier a quant à lui terminé la journée avec la satisfaction d'avoir livré son meilleur IronMan à vie. Pour un athlète aussi accompli, c'est loin d'être banal. «J'étais émotif quand j'ai passé la ligne d'arrivée. Il n'y a rien de gratuit dans notre sport, ça représente beaucoup de travail», soulignait le monarque des 45-49 ans, qui a stoppé le chrono à 9h23m04s. Au général, chez les amateurs, Carpentier a pris le septième échelon toutes catégories confondues. «Je savais en me levant que tout était en place pour une bonne journée. J'espérais 9h30, finalement je suis pas mal en dessous. C'est très satisfaisant, assez pour me donner le luxe de dire non à Kona! C'était un fantasme pour moi de dire non, un jour, au championnat du monde. Après quatre participations consécutives, et une course aussi solide à mes yeux, c'est le temps de le réaliser! Je vais passer un méchant beau temps des Fêtes!»
Contrairement à Carpentier, Antoine Matteau a bien hâte de se rendre à Hawaï, maintenant qu'il a son droit d'accès en poche. L'an dernier, il avait raté le prestigieux rendez-vous de peu. Cette fois, il s'est payé la victoire chez les 25-29 ans avec un temps de 9h24m43s, retranchant quelque neuf minutes en un an. «Je suis satisfait, j'ai bien géré mes énergies. Les conditions étaient parfaites pour moi. Je n'ai pas une discipline qui a été exceptionnelle, mais ce fut solide partout. C'est cette constance qui m'a permis de gagner.»
Aux performances de ces athlètes de TriMégo, il faut ajouter celle de Lise Proulx, qui a mis la main sur les grands honneurs chez les 60-64 ans. La Trifluvienne a parcouru le site en un temps de 12h44m57s. 
«Les athlètes de la Mauricie peuvent être fiers, ils ont réalisé de grandes choses en fin de semaine», souriait Isabelle Gagnon, qui était bénévole à une station d'eau pendant qu'une quinzaine de membres de TriMégo étaient en piste. «Ils ont tous fini, je leur lève mon chapeau. Sarah (Casaubon) a été incroyable, elle a chauffé les fesses des pros. Je suis content pour eux, ils ont eu droit à de très belles conditions. Il y a deux ans, c'était la canicule. L'an dernier, le déluge. Cette fois, la météo était parfaite. Quelle belle journée!»