Stéphanie Roy, au centre, continue de surprendre bien des observateurs sur la scène du Ironman 70,3.

Ironman 70,3: Stéphanie Roy y prend goût!

Stéphanie Roy a survolé la compétition pour gagner son premier Ironman 70,3 chez les professionnelles, dimanche à Raleigh en Caroline du Nord.
À 22 ans, la Trifluvienne d'adoption assoit encore un peu plus son autorité chez les athlètes de longue distance au Québec et au Canada. Particulièrement à la course à pied, discipline dans laquelle elle a bouclé une superbe performance en fin de semaine.
Elle a complété le demi-marathon du Ironman 70,3 en 1 h 21 m 24 s, soit le quatrième meilleur temps de toute la compétition en incluant les hommes! Inutile de spécifier qu'elle été la triathlète la plus rapide de tout le plateau.
À la nage (1,9 km), elle a réalisé un temps de 28 m 58s tandis qu'elle a parcouru les 90 km à vélo en 2 h 26 m 21 s, pour un chrono cumulatif de 4 h 19 m 59 s. Elle avait déjà fait écarquiller les yeux en montant sur la troisième marche du podium, plus tôt cette année à Porto Rico.
Une blessure à la jambe au Texas l'avait ensuite forcée à abandonner la portion de course à pied de cet événement, mais la voilà qui revient en force à Raleigh, où plusieurs gros noms figuraient sur la liste de départ.
«Je m'attendais à tout, sauf à gagner. J'espérais au mieux un podium», partageait la jeune femme, lundi, à son retour au Québec. 
Son exploit est d'autant plus significatif qu'elle l'a réussi dans des conditions difficiles pour la plupart des athlètes: c'est-à-dire sous un soleil de plomb et 34 degrés Celsius! «Je suis bonne à la chaleur, ça ne me dérange pas trop, sourit Roy. La température du lac était à 82,6 degrés Fahrenheit, je n'ai jamais vu ça!»
Elle n'avait jamais réussi un aussi bon temps au demi-marathon non plus. «Je cours toujours sans ma montre, j'y vais au feeling. C'est en franchissant la ligne d'arrivée que j'ai su que je battais la plupart des hommes.»
Stéphanie Roy a ainsi pris place sur la plus haute marche du podium, bouteille de champagne à la main. C'est d'ailleurs cette bouteille qui lui a causé le plus d'ennuis dans sa journée! «J'ai eu beaucoup de difficulté à l'ouvrir pendant les célébrations, c'était quand même drôle. Au moins, maintenant, les meilleures savent qui je suis!»
Ce qui n'était pas le cas lors de son arrivée à Porto Rico à la fin de l'hiver. Dorénavant, elle fera partie des têtes d'affiche en vue du Ironman 70,3 de Mont-Tremblant, qui aura lieu la fin de semaine de la Saint-Jean-Baptiste. «Je suis confiante, j'ai de grandes ambitions là-bas.»
Entraînée par Pascal Dufresne, Roy apparaît désormais au 30e rang du classement chez les professionnelles. Sa victoire lui a aussi permis de toucher une somme intéressante. Or, les 50 meilleures «dames de fer» ont rendez-vous au Tennessee en septembre. Les chances sont bonnes d'y voir Roy.
«Si elle obtient un autre bon résultat à Tremblant, elle pourrait se hisser dans le top 20 ou 15 mondial, avise son entraîneur. Dans ma carrière de coach, c'est l'une des plus belles performances que j'ai vues.»
Casaubon deuxième
Sarah Casaubon était aussi présente à Raleigh ce week-end elle a bien fait dans sa catégorie d'âge (30-34 ans) en terminant au deuxième rang (4 h 46 m 51 s). Son temps lui confère aussi le 14e échelon chez les toutes les compétitrices.
Une autre délégation d'athlètes de la région était du côté de Quassy, au Connecticut, pour une épreuve de la série Revolution 3. Du lot, Bernard Vallée, un participant de la rive sud, s'est distingué en gagnant sa division (60-64 ans).