La défensive des Aigles a été alerte sur ce jeu pour couper le joueur des Capitales au marbre.

Impuissants contre Arik Sikula

TROIS-RIVIÈRES — Un pouce, peut-être deux. Voilà ce qui a fait la minuscule différence dans le match entre les Aigles de Trois-Rivières et les Capitales de Québec qui s’est soldé 1-0 à l’avantage des visiteurs, lundi soir au Stade Stéréo Plus.

Dans un match où les lanceurs ont été dominants de part et d’autre, c’est une glissade spectaculaire de Maxx Tissenbaum au marbre, en troisième manche, qui a tranché le débat. Sur la séquence, le coureur des Capitales a réussi à éviter de justesse la mitaine du receveur Anthony Hermelyn qui venait de capter un relais puissant mais imprécis du voltigeur Javier Herrera.

Deux heures plus tard, ce petit point séparait toujours les deux équipes lorsque Trevor Bayless a forcé David Glaude à frapper un ballon qui a du même coup renvoyé les 1422 spectateurs à la maison.

Pour infliger un premier revers par blanchissage aux Trifluviens cette saison, il aura fallu un Arik Sikula en transe sur le monticule. En huit manches de travail, le droitier des Capitales a très bien espacé six coups sûrs et un maigre but sur balles en plus de réussir 10 retraits au bâton, en route vers sa septième victoire de la saison, un sommet dans la Ligue Can-Am.

À chaque fois que la situation s’est quelque peu corsée, Sikula s’en est sorti avec des retraits sur trois prises ou encore grâce à des erreurs mentales des Aigles. L’une d’entre elles a d’ailleurs bien mal fait paraître Taylor Brennan. Alors que la bande à T.J. Stanton menaçait, le puissant cogneur s’est fait prendre à contrepied au deuxième coussin pour mettre fin à la menace.

À deux autres occasions et un seul retrait au tableau, les Aigles n’ont tout simplement pas fait le travail avec de mauvaises présences au bâton. «On a échappé deux très bonnes situations. On n’a pas été capable d’aller chercher de bons contacts. Ça fait mal dans un match où les occasions de marquer sont rares», a pesté le gérant des Aigles, rappelant au passage qu’il s’agissait seulement d’un premier jeu blanc contre sa troupe.

En neuvième manche, les Aigles ont même vu la chance leur sourire, un peu. D’abord, une troisième prise à Kevin Cornelius a échappé au receveur Adam Ehrlich et lui a permis d’atteindre le premier coussin. Puis, Alberth Martinez l’a rejoint sur les sentiers à la suite d’une erreur défensive de T.J. White. Avec deux coureurs sur les buts, l’espoir de remontée a toutefois été freiné à court par le releveur Bayless.

Dans l’autre camp, Patrick Scalabrini affichait un large sourire de satisfaction au terme de cette victoire acquise après une longue nuit déplacement depuis le New Jersey. Ses fleurs, il les dirigeait évidemment vers son lanceur partant. Malgré une mince avance d’un point et déjà 100 lancers au compteur, le gérant des Capitales n’a pas hésité à revenir avec Sikula en huitième manche, malgré les armes redoutables à sa disposition dans l’enclos.

«Il était tellement en contrôle, je me sentais mal de l’enlever en huitième manche. Et il a bien répondu en allant chercher trois retraits de suite. Il a lancé un match phénoménal, avec émotion», a vanté Scalabrini, dont l’équipe a signé une 31e victoire en 48 matchs cette saison.

Le deuxième match de cette série de trois sera présenté mardi soir alors que Kevin McNorton (4-2) se mesurera à Lazaro Blanco (3-2).