Il y a pire que le Canadien!

COMMENTAIRE / Quand on regarde les Red Wings de Detroit, on s’aperçoit que le Canadien n’est pas si mal en point!

Ce vieux renard de Ken Holland a perdu sa touche. Mauvais entre les poteaux, une défensive amorphe, et de jeunes attaquants qui ont été sermonnés une couple de fois cet hiver par Henrik Zetterberg. Non, les Red Wings n’ont plus grand-chose en commun avec ce club qui, il n’y a pas si longtemps, était abonné aux séries. Jeff Blashill va probablement perdre son job de pilote dans les prochains jours et pourtant, on imagine mal comment il aurait pu extraire davantage d’une équipe aussi mal bâtie. Bonne chance à celui qui va lui succéder!

Les pauvres Red Wings n’ont même pas été en mesure de vaincre la pire équipe de la ligue sur la route jeudi soir, même si elle était privée de ses trois plus importants éléments. Ce qui est une bonne nouvelle pour la concession, parce que ce revers améliore sa position pour la loterie du repêchage.

C’est évidemment l’inverse pour le Canadien, qui a profité d’une autre performance inspirée de Brendan Gallagher et Nicolas Deslauriers. Ce dernier a atteint le plateau des 10 buts. Depuis son nouveau contrat de deux ans, Deslauriers n’a pas baissé la cadence, au contraire. Un cheval, un vrai.

Dans le junior, il était utilisé en défense. Force est d’admettre qu’il a bien réussi la transition entre les deux positions. Plus je le regarde jouer, plus j’ai le sentiment que le Canadien a déniché un nouveau Steve Bégin. Dans cette année de grande noirceur, il y a au moins ce rayon de soleil, non?

Si tous les coéquipiers de Gallagher et Deslauriers avaient déployé le même effort qu’eux ces derniers mois, le Canadien serait probablement encore dans la course aux séries. Après tout, il n’y a pas plus de talent chez les Devils.

On peut peut-être dire la même chose des Kings… Or, la différence est frappante au classement. Si l’emploi de Marc Bergevin n’est pas menacé, le long contrat en or de Claude Julien le place-t-il à l’abri d’un congédiement?