Simon Kean ne s’est pas gêné pour rappeler à son rival mexicain la différence de forme physique entre les deux boxeurs, vendredi lors du face à face suivant la pesée officielle, en lui tripotant l’abdomen.

«Il ne faut pas toujours se fier aux apparences»

TROIS-RIVIÈRES — Ça fait des mois que Simon Kean (13-0, 12 K.O.) veut régler le dossier Adam Braidwood. Pour avoir enfin la chance de se retrouver sur le même ring que lui en juin, le Trifluvien a une dernière mission à remplir samedi au Centre Vidéotron face à Ignacio Esparza (21-12, 14 K.-O.).

Le Mexicain, qui ne s’est pas battu depuis près de deux ans et qui a franchi la quarantaine, n’est pas apparu très menaçant vendredi midi à la pesée. Il a fait osciller le pèse-personne à 273, 6 livres malgré sa petite taille. Visiblement, il ne s’est pas tué à l’entraînement ces dernières semaines en prévision de son rendez-vous face au Trifluvien. Kean s’est d’ailleurs permis de le narguer en plaçant sa main directement sur sa cachette à biscuits. «Je lui ai fait une petite caresse pour lui souhaiter la bienvenue, il m’a répondu en m’envoyant un baiser. Après L’amour est dans le pré, l’amour est dans le ring!», a lancé le champion intercontinental de l’IBO, qui se méfie quand même de son adversaire. «Perdre ce combat serait une catastrophe étant donné ce qui m’attend. J’ai vu des vidéos de lui, Esparza est meilleur que son physique ne le laisse croire. Je ne le prends pas à la légère.»

Ça tombe bien, c’est exactement le message que va lui livrer son entraîneur Jimmy Boisvert avant de l’amener au centre du ring pour la finale de cette carte concoctée par Eye of the Tiger Management. «Comme tout le monde, j’ai vu de quoi avait l’air Esparza. Maintenant, j’ai assez d’expérience pour savoir qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences. C’est un gars qui a une certaine explosion avec sa main arrière, il ne faut rien tenir pour acquis. Et puis peu importe l’adversaire, l’important c’est la préparation de Simon et sa performance. C’est toujours là-dessus qu’on se concentre d’abord et avant tout.»

Boisvert ne s’en cache pas, il espère que la sortie de son protégé sera courte. «S’il peut l’arrêter au premier coup de poing, ce n’est pas moi qui va s’en plaindre! Il y a quelque chose de très important qui nous attend après, j’espère vraiment pouvoir commencer le prochain camp d’entraînement sans bobo, après une autre bonne performance. Tu ne contrôles pas tout en boxe mais tu contrôles ta performance. Simon sait que ce n’est pas une mauvaise chose s’il sort rapidement de là.»

Le Grizzly est un peu moins pressé que son mentor. Il espère pouvoir mettre en pratique ce qui lui a été enseigné ces dernières semaines. «On a travaillé certains détails à la suite de mon dernier combat, je veux les mettre en application. Tu as beau le faire en sparring, un vrai combat c’est plus intense et c’est donc plus difficile à exécuter. Je veux lancer plus de droites, utiliser plus mon jab aussi. Je pense que je peux être plus étanche défensivement. Si ça dure quelques rondes et que je peux progresser sur ces aspects précis, je vais être content», confie Kean, qui ajoute vouloir conquérir de nouveaux partisans dans la Vieille Capitale. «C’est ma première finale à Québec, c’est sûr que je veux offrir un bon spectacle. C’est une belle vitrine qu’on m’offre et je vais tout mettre en œuvre pour que les gens qui seront au Centre Vidéotron passent une belle soirée.»

Rappelons que le duel Esparza-Kean sera présenté en direct sur les ondes de TVA Sports.