Schiller Hyppolite est demeuré invaincu, lui qui a remporté sa 18e victoire.

Hyppolite n'a pas veillé tard

Classé septième au monde par le WBC, Schiller Hyppolite (17-0, 11 K.-O.) était la tête d'affiche avec le curriculum vitae le plus impressionnant sur la carte de vendredi soir. Le Montréalais n'a toutefois pas été dans le ring longtemps puisque son adversaire, Victor Manuel Palacios (12-11-2, 8 K.-O.), a lancé la serviette après le deuxième round.
<p>David Lemieux (deuxième à gauche) faisait partie des têtes d'affiche à assister au gala de la bâtisse industrielle. Il a tenu à féliciter Mickaël Gadbois après sa victoire. </p>
Après un premier assaut plus calme, Hyppolite a ouvert la machine dès le début du deuxième round, envoyant le Mexicain au tapis. Le compte de huit n'aura pas été suffisant pour permettre à Palacios de reprendre ses esprits, si bien qu'Hyppolite a poursuivi le travail de destruction, remportant ainsi sa 17e victoire en carrière.
«Je suis surpris, je m'attendais à ce que ce soit beaucoup plus long. C'est un Mexicain, ils peuvent aller 10 fois au tapis pendant un combat. J'étais prêt à en donner encore plus au troisième round.»
En demi-finale de l'événement, Mickaël Gadbois (14-0-3, 4 K.-O.) et David Martin Campillo (10-3-1, 1 K.-O.) ont offert ce qui a probablement été le duel de la soirée. À vrai dire, il n'y a pas un coup que le Québécois n'a pas tenté face à l'Espagnol, qui est resté impassible et qui a même été en mesure d'attaquer. Gadbois l'a finalement emporté par décision unanime des juges.
«Je savais que c'était un dur. Il avait fait un combat nul avec un des gros espoirs anglais. On savait qu'il n'allait pas tomber.»
Les frères Hussain parfaits
Un duo de frères était en action hier lors de cette carte présentée à la bâtisse industrielle. Mian Hussain (13-0) en a fait suffisamment pour venir à bout du Mexicain Juan Armado (12-2-2, 5 K.-O.) par décision unanime des juges 80-70 et 79-71 deux fois.
C'est toutefois son frère Ayaz qui a retenu l'attention des amateurs dès la 62e seconde du premier combat de la soirée. Il a envoyé son adversaire Sébastien Benito au pays des rêves à l'aide d'un crochet de gauche qui ne laissait aucun doute. Bien que le Français eut été en mesure de se relever avant le compte de 10, sa démarche a forcé l'arbitre à mettre fin au combat immédiatement.
Chez les super-légers, Mathieu Germain a quant à lui fait grimper sa fiche à 4-0-2 avec une mise hors de combat technique au premier assaut face à Laszlo Szivos.