Le Canadien de Montréal a subi la défaite contre les Coyotes jeudi soir.

Huées méritées

(Commentaire) Les Coyotes hurlent, les partisans du Canadien huent. Et on les comprend. Ça devient gênant de se promener avec ce chandail sur le dos. Et ça n’ira pas en s’améliorant.

Je sais que c’est facile à lancer au terme de la rencontre, mais je l’avais prédit, cette humiliante défaite.

Je me disais qu’il n’y avait pas une meilleure équipe que le Canadien pour aider les Coyotes à se redresser.

Par contre, je dois admettre que la façon de perdre m’étonne. La pire équipe de la LNH a gagné la bataille des unités spéciales et a fait preuve de résilience alors que la cause semblait déjà entendue, méritant sa première victoire en temps réglementaire... à son 21e match. Facile, affronter le Canadien? Mettez-en! Les joueurs de Claude Julien se battent eux-mêmes la plupart du temps...

Ils avaient beau repasser la vieille cassette avant l’affrontement, je devinais que nos bons petits joueurs tomberaient dans le piège. Il faut le faire, perdre une avance de deux buts à domicile contre un club de la Ligue américaine. Ça prend une équipe dysfonctionnelle et sans leader. Bref, ça prend le Canadien.

Le nombre de revirements créés par vos Glorieux de série B est carrément gênant. Les Coyotes ont profité de trois échappées jeudi. C’est un bon ratio contre une défensive qu’on nous répète meilleure que l’an dernier. On nous le répète, mais personne n’y croit, pas vrai? Ah oui, il y a deux personnes: l’une est à la direction générale, l’autre vient d’acheter Le Trou du Diable.

Le Canadien est devenu un expert dans l’art de créer des malaises et les partisans, pas dupes, en ont ras le bol. Il y avait des milliers de bancs vides dans la grosse cabine téléphonique jeudi quand le match a commencé. Je vous parie un vieux deux qu’il y aura presque autant de fans des Leafs que du CH samedi.

La défensive peu mobile du Tricolore se fait charcuter par des attaquants plus rapides qu’eux. À l’attaque, c’est trop tranquille. Le gardien des Coyotes a fait de gros arrêts en fin de match, mais on ne sentait pas que le Canadien jouait avec l’instinct du tueur. Même à 6 contre 4. Contre les Coyotes. Oui, ça fait dur.