L’entraîneur des Patriotes rêve d’un circuit québécois de hockey universitaire.

Hubert espère que l’UQAM ira de l’avant

TROIS-RIVIÈRES — Ce ne sont pas les Patriotes de l’UQTR qui vont se plaindre si l’UQAM se lance dans l’aventure du hockey universitaire.

Le journaliste Martin Leclerc, de Radio-Canada, écrivait cette semaine que le dossier a beaucoup cheminé depuis quelques mois, au point où les promoteurs n’attendent que le feu vert des administrateurs de l’université afin de se joindre au circuit universitaire en 2019-20. Le pilote des Patriotes, Marc-Étienne Hubert, espère que le projet quittera bel et bien la planche à dessin.

«C’est une aberration de constater que c’est au Québec où il y a le moins de programmes de hockey universitaire au Canada. Si l’UQAM plonge, il y aura un programme de plus. Et ça pourrait donner l’idée à d’autres de se joindre à nous.»

Hubert rêve d’un circuit québécois. Présentement, les équipes du Québec doivent se fondre au sein du circuit ontarien. L’UQAM deviendrait la quatrième université québécoise à s’y joindre, les autres étant l’UQTR, Concordia et McGill.

«À quatre, pas sûr que ce soit une bonne idée de lancer notre propre circuit. Mais peut-être que les programmes à Ottawa pourraient se joindre à nous? Il y aura certainement des discussions et des idées à débattre le jour où nous serons plus autour de la table.»

Quant au recrutement, Hubert ne croit pas qu’un nouveau joueur affecterait la qualité de son équipe, lui qui se bat souvent contre des clubs des Maritimes pour les meilleurs joueurs de 20 ans qui sortent des rangs de la LHJMQ.

«Ceux qui vont à McGill ou Concordia choisissent surtout la ville. Nous avons peu de joueurs de Montréal au sein de notre équipe. On recrute davantage dans les régions. Je ne pense pas qu’on aurait des problèmes à ce niveau», conclut-il.