Les Draveurs auront poussé la série jusqu’à six matchs contre les champions du calendrier régulier.

Une fin en queue de poisson

TROIS-RIVIÈRES — Le parcours éliminatoire des Draveurs de Trois-Rivières est déjà chose du passé.

Coupables de revirements à répétition, les hommes d’Alain Côté ont regardé passer la parade vendredi au Colisée, pendant que les Éperviers de Sorel-Tracy s’amusaient à leurs dépens. Au final, les visiteurs ont prévalu 7-2 pour se sauver avec la série en six rencontres.

Question de tourner le fer dans la plaie, c’est Marc-André Huot qui fut le principal bourreau des Draveurs lors de cette ultime partie. Huot avait déjà fait mal à son ancien club la veille en marquant le but égalisateur, puis celui de la victoire en prolongation.

Il en a ajouté une couche – et toute une – vendredi avec une soirée de deux buts et une passe. Kevin Gadoury, que les Draveurs avaient expédié à Sorel avant le lancement des hostilités en septembre pour mettre la main sur Jon Mirasty, a aussi marqué.

C’était 3-0 pour les Éperviers au terme de la première période, puis 4-0 au début du deuxième engagement. Les Draveurs ont alors bénéficié de deux attaques massives à cinq contre trois. Ils ont même retiré Maxime Clermont du match pendant deux séquences, évoluant ainsi à six contre trois. Rien n’y a fait, Karel St-Laurent s’est dressé devant toutes les attaques trifluviennes. Rien pour encourager un potentiel retour.

Benjamin Rubin a redonné un peu d’espoir aux locaux avec un but inscrit en échappée. Sur la séquence, St-Laurent s’est blessé avant d’être remplacé par Charles Corsi, qui a complété la partie à sa place. Il n’a cédé qu’une fois, devant Carl Lauzon dans une cause entendue.

À Trois-Rivières comme à Sorel
En fermant les yeux, en troisième période, on se serait cru au Colisée Cardin de Sorel-Tracy, et non dans le vieil aréna du parc de l’Expo.

Fidèles à leurs habitudes, des centaines de partisans des Éperviers ont fait le voyage en Mauricie pour acclamer les leurs. Les Draveurs ont attiré environ 1200 personnes vendredi. Parmi eux, il devait y avoir 600 fans de la région de Sorel-Tracy. Ces derniers ont pu manifester leur joie à maintes reprises, notamment en fin de match alors que le dossier de la première ronde était réglé pour eux.

Certains fans ont même fait la vague pour narguer leurs rivaux, entonnant aussi des chants de dérision. C’était le 14e choc entre les deux clubs, d’où la facilité à échauffer les esprits. Décidément, ce n’était pas la soirée des Draveurs.

Alors que les joueurs saluaient la foule après la traditionnelle poignée de main, Martin Larivière, l’un des rares joueurs des locaux à avoir tout donné vendredi, paraissait très émotif.

Il reste maintenant à savoir si l’histoire des Draveurs aura une suite. À la sortie de l’aréna, ils étaient plusieurs à croire qu’ils venaient d’assister à la dernière rencontre de la Ligue nord-américaine de hockey à Trois-Rivières. On devrait en apprendre plus sur l’avenir de la concession dans les jours ou les semaines à venir.