Martin Lefebvre et ses coéquipiers avaient la mine basse après leur élimination, samedi.

McGill règle le cas des Patriotes

Les Redmen de McGill ont de nouveau fait le coup aux Patriotes.
Grâce à un jeu étanche en défensive et deux buts rapides en première période, les Montréalais ont envoyé leurs rivaux de l'UQTR en vacances, samedi au Colisée, balayant du coup cette courte série deux de trois.
Après leur gain de 3-1 enregistré mercredi dans la métropole, les hommes de Kelly Nobes ont prévalu par la marque de 2-1, devant plus de 600 personnes.
Nathan Chiarlitti et Mathieu Pompei ont enfilé l'aiguille pour les Redmen, tandis que la réplique est venue du bâton de Marc-Olivier Mimar. Un but réussi en deuxième période et qui a semblé donner un nouveau souffle aux locaux.
Le jeu hermétique des Redmen a cependant eu le meilleur sur l'offensive trifluvienne par la suite. Au dernier engagement, les Patriotes ont accumulé les chances de marquer, mais ils ont aussi eu beaucoup de difficulté à demeurer longtemps dans le territoire ennemi. À un certain moment, on aurait cru que la rondelle s'était transformée en patate chaude. Il faut dire que les Redmen coupaient bien les lignes de passes et déployaient un échec-avant plus qu'efficace.
En fin de match, alors que le gardien Sébastien Auger était retourné au banc au profit d'un sixième joueur, le défenseur Charles-David Beaudoin a bien failli forcer la prolongation, sauf que son lancer frappé a été bloqué par la mitaine de Jacob Gervais-Chouinard, auteur de 23 arrêts. 
Patrick Delisle-Houde s'est aussi jeté devant deux lancers de Beaudoin dans les secondes suivantes. Aucun doute, cette victoire des Redmen portait la signature d'une défensive impitoyable.
Coulés par l'indiscipline
«Je suis satisfait de notre niveau d'engagement malgré le résultat», mentionnait l'entraîneur des Patriotes Marc-Étienne Hubert après le match. «En règle générale, nous nous sommes bien battus, mais l'indiscipline nous a fait très mal en première période.»
En effet, les Patriotes ont écopé de trois mauvaises punitions. Les Redmen se débrouillaient déjà avec un homme en plus quand Raphaël Boudreau a été chassé pour avoir donné un coup de bâton à Jérôme Verrier. Misant sur l'avantage de deux hommes, McGill a enfilé l'aiguille peu de temps après.
Cette séquence, Hubert aimerait en discuter avec les officiels Kevin Maillé et Alexandre Normandin.
«Je n'excuse pas nos gars. Je le répète, nous avons écopé de mauvaises pénalités. Ce qui me dérange, c'est qu'on aurait mérité nous aussi d'évoluer à cinq contre trois plus tard dans la partie, et ce, à deux reprises. C'est triste de finir cette saison comme ça. Ça fait longtemps que je suis dans le hockey et je ne me souviens pas d'avoir vu une équipe profiter d'un double jeu de puissance dans une rencontre si crucial, surtout que le geste de mon joueur ne méritait pas un deux minutes. Disons qu'on était loin de l'action.»
C'est donc avec une grande amertume que les patineurs des Patriotes ont salué la foule après avoir échangé les traditionnelles poignées de mains avec les Redmen. «Je tiens à remercier les 10 finissants qui nous quittent. Ils ont participé à la relance du programme, ils ont été des bâtisseurs. Certains d'entre eux étaient ici depuis cinq ans.»
Dans l'autre couloir du Colisée, Nobes rendait hommage à ses hommes. «Le moment clé de la série, c'est notre fort début de match [samedi]. Nous avons toujours eu l'avance dans les deux rencontres, notamment grâce à notre structure défensive. On peut être fiers d'avoir balayé une bonne équipe comme celle des Patriotes.»