Alexandre Bélanger a été fort occupé devant la cage des Patriotes.

Bonne frousse pour les Patriotes

Trois-Rivières — Décidément, les Patriotes de l’UQTR vont prendre goût à affronter les Stingers de Concordia. Pour la troisième fois en l’espace de 12 jours, la formation de l’entraîneur Marc-Étienne Hubert a eu raison de ses rivaux montréalais, 8-6 mercredi soir au Colisée de Trois-Rivières, dans un match en montagnes russes.

Le vétéran Mathieu Lemay a permis à son équipe de pousser un énorme soupir de soulagement lorsqu’il a marqué son deuxième but de la soirée, dans une cage déserte, avec 38 secondes à écouler au cadran. Il concrétisait ainsi la victoire des Patriotes qui venaient de laisser fondre des avances de 6-2 et 7-3.

Cette cinquième victoire d’affilée des Patriotes leur permet de s’approcher à deux points du sommet de la Ligue de l’Ontario détenu par les Redmen de McGill.

«Ce n’est pas le genre de match qu’on aurait espéré. Mais avec une équipe jeune comme la nôtre, c’est le genre de match qui fait partie du processus d’apprentissage. On venait de gagner quatre matchs de suite et on a abordé le match avec trop de confiance», a analysé l’entraîneur des Patriotes.

Curieusement, ce sont deux visites au cachot successives des Patriotes qui leur ont permis de prendre leur envol, après une première période dominée par les Stingers.

Dès le retour sur la patinoire pour le deuxième vingt, Mathieu Lemay et Deven St-Hilaire ont touché la cible à tour de rôle en infériorité numérique, en l’espace de trois minutes, pour rompre l’égalité de 2-2 qui persistait jusque-là.

La deuxième période cauchemardesque du gardien des Stingers Marc-Antoine Turcotte ne s’est pas arrêtée là. Les Patriotes ont ajouté deux autres filets avant la moitié de l’engagement depuis les lames de bâtons de Bruno-Carl Denis et Elie Bérubé. Imaginez, cette explosion de quatre buts a été réalisée à l’aide de seulement cinq tirs au filet! Turcotte a finalement cédé sa place en milieu de troisième période après avoir encaissé sept buts sur 18 lancers.

Pendant ce temps, Alexandre Bélanger connaissait davantage de succès devant la cage des locaux. Ses 35 arrêts après deux périodes ont d’ailleurs permis à ses coéquipiers de s’offrir un coussin confortable de 6-2.

Puis, alors qu’il restait moins de cinq minutes au cadran et que les Stingers pressaient le pas, Bélanger a réalisé l’arrêt du match aux dépens d’Alexis Pépin qui s’est exécuté à bout portant avec une marque de 7-5. Ce larcin a finalement fait toute la différence compte tenu que les Stingers ont ajouté un sixième but avec 90 secondes à jouer en troisième période.

«Ç’a été une grosse soirée pour lui. Le pointage n’indique pas la qualité de son match», a vanté Hubert à propos des 49 arrêts de son portier.

Dans l’autre vestiaire, l’entraîneur Marc-André Élément pestait contre la tenue de ses unités spéciales. «On a montré du caractère pour revenir dans le match, mais nos unités spéciales nous ont sortis du match. Ça manquait d’exécution et on n’a pas voulu payer le prix.»

Bérubé (deux buts, une passe), Lemay (deux buts, une passe), St-Hilaire (un but, deux passes), Christophe Boivin (deux passes) et Pierre-Maxime Poudrier (deux passes) ont été les plus productifs chez les vainqueurs.