Le Blizzard a été renversé deux fois plutôt qu'une en l'espace de quelques heures et se retrouve un peu plus loin d'une place en séries.

Blizzard: la balloune se dégonfle

Le Blizzard n'a peut-être pas encore dit au revoir à une place en séries éliminatoires, mais il ne s'est assurément pas aidé ce week-end avec deux défaites. Celle de dimanche, un revers de 7-3 face aux 3L de Rivière-du-Loup, a été des plus décevantes.
La bande de Sébastien Vouligny avait en effet pris une avance de 2-0 dès la quatrième minute de jeu et semblait survoler la surface glacée du Colisée, où seulement 560 personnes avaient cru bon se déplacer.
Mais le vent a complètement changé de côté en fin de période, lorsque Andrew Randazzo a battu le gardien Marco Cousineau. Les épaules sont tombées bien basses chez les Trifluviens, qui détenaient pourtant l'avance.
«Les joueurs ne peuvent pas réagir comme ça à 2-1, mais pourtant, on l'a senti. Dans les cinq dernières minutes de la première période, on a baissé de régime. Je suis le premier à me regarder dans le miroir, mais il fallait que l'équipe ait du caractère. Tu te dois d'être fier et rebondir. C'est ça la game», soupirait le pilote trifluvien après la rencontre. Dans le camp adverse, l'entraîneur-chef Simon Turcot était heureux de la performance de sa troupe après un mauvais départ.
«Il a fallu s'ajuster. Ici (au Colisée), c'est une plus petite glace, et il ne fallait pas donner trop d'espace. Nous sommes habitués de jouer avec une structure de glace standard. Ici, les zones sont plus petites et on donnait beaucoup de revirements parce que nous étions mal positionnés à cause de la vitesse.»
La mauvaise séquence du Blizzard s'est transportée en deuxième période et Marc-André Tourigny a égalé le pointage dès la première minute de jeu, avant que Sylvain Deschâtelets marque lui aussi 69 secondes plus tard. Par la suite, les locaux n'ont pas mal fait, loin de là, mais ont été incapables d'acheter un but contre le gardien Guillaume Decelles, parfois spectaculaire, parfois chanceux.
«Oui, Decelles mérite du crédit et il faisait le premier arrêt, mais avec le nombre de chances de marquer que nous avons eues, il faut que ça rentre, tu n'as pas le choix, surtout quand ta vie en dépend. Tu passes à travers le gardien. Il y a beaucoup de choses qu'on aurait pu changer», analysait le défenseur trifluvien Pierre-Olivier Beaulieu après la rencontre.
Beaulieu s'est d'ailleurs fait complice du troisième but des siens, un lancer de la ligne bleue qu'a fait dévier Marc-André Huot pour porter la marque à 4-3 en début de troisième période - Deschâtelets avait battu Cousineau pour une deuxième fois plus tôt dans l'engagement.
La tentative de remontée a toutefois été coupée court. Les ouvertures créées en zone défensive par le repli tardif des joueurs du Blizzard ont profité à Marc-André Tourigny et Marc-Olivier D'Amour. Le premier a nourri le deuxième sur les deux buts suivants des 3L alors que les rôles ont été inversés lors du septième filet, face à un Marco Cousineau qui semblait se sentir bien seul.
Avec ce troisième revers consécutif, mais surtout, à la suite des deux victoires des Prédateurs de Laval lors de la fin de semaine, le Blizzard se retrouve à sept points d'une place en séries. Avec 11 matchs à faire au calendrier, il se fait tard pour les Trifluviens, qui doivent toutefois disputer trois parties contre les Prédateurs, dont la première aura lieu vendredi prochain.
«Je ne crois pas que les gars ont abandonné, mais ce sont eux qui vont nous le dire vendredi prochain. Dans notre cas (les entraîneurs), nous serons au travail dès 8 h [lundi] matin, et c'est ce que j'ai demandé aux joueurs. Tant que nous avons une chance, il faut continuer, et même si nous n'avons plus de chance, on doit travailler parce qu'on le doit aux spectateurs», a conclu Vouligny.