Hockey régional

Étienne Archambault veut se relancer

Si les observateurs n’ont pas hésité à parler d’une transaction juste pour les deux équipes, la réaction de Nicolas Corbeil et Étienne Archambault a aussi été sensiblement la même, la semaine dernière, quand les 3L de Rivière-du-Loup et les Draveurs de Trois-Rivières se sont échangé deux des meilleurs francs-tireurs de la Ligue nord-américaine de hockey.

À l’instar de Corbeil, un des favoris de la foule en Mauricie, Archambault a pris une bonne journée pour digérer la nouvelle, lui qui était très attaché à l’équipe du Bas-Saint-Laurent.

«Tu ne peux pas être insensible à ça. J’ai remporté une Coupe Vertdure avec eux et un championnat des buteurs», rappelle le patineur de 28 ans, à l’aube de son troisième match avec les Draveurs.

Ses partisans louperivois ont d’ailleurs témoigné de leur amour pour «Archie» en manifestant leur déception sur les réseaux sociaux, dans les heures suivant l’échange. Un peu comme pour la perte de Corbeil à Trois-Rivières, son départ n’a pas fait l’unanimité au sein de la base des partisans.

«Personne ne s’y attendait, moi le premier! L’équipe n’allait pas bien et ma saison n’était pas à la hauteur des attentes. Reste que j’ai développé de belles amitiés avec plusieurs coéquipiers. À cinq dans la même voiture, ça aide! C’est le genre de vestiaire tissé serré qu’on retrouve souvent dans les villes éloignées de la ligue, comme Rivière-du-Loup ou Jonquière.»

N’empêche, il n’est pas débarqué dans un vestiaire rempli d’inconnus, la semaine passée au Colisée... à quelques heures d’un affrontement contre ses anciens coéquipiers des 3L.

Porte-couleurs du Viking (2013-14) et du Blizzard Cloutier Nord-Sud (2014) à ses premiers pas dans la LNAH, Archambault renoue avec les Pierre-Olivier Beaulieu, Mathieu Guertin et Marc-Antoine Gélinas.

Il retrouve aussi Nicolas Dumoulin, avec qui il avait pris la route de Rivière-du-Loup en décembre 2014, après un surprenant échange avec les 3L qui avait amené Maxime Boisclair en Mauricie.

«J’ai pris beaucoup d’expérience et de maturité depuis, estime Archambault, qui a récolté deux passes face aux 3L vendredi dernier, avant d’être blanchi le lendemain au Saguenay.

«Je ne suis pas le plus volubile, ce n’est pas moi qui va rechercher l’attention ou échanger le plus sur les réseaux sociaux. Au niveau de l’engagement par contre, je suis prêt à aider cette équipe, à devenir un bon coéquipier.»

L’ancien des Stingers de Concordia se rapproche également de son domicile de Saint-Hyacinthe, où il gagne sa vie comme estimateur dans une entreprise de construction de terrains sportifs. Il a travaillé sur le dossier du dôme et du gazon synthétique au Stade municipal de baseball, à Québec.

Thetford en ville

La meilleure équipe du plateau, l’Assurancia de Thetford Mines, débarque au Colisée vendredi soir. Les hommes de Bobby Baril ont récolté deux fois plus de points que les Draveurs jusqu’à maintenant (22 contre 11), mais ils ne jouent pas pour ,500 sur les patinoires adverses (3-4).

Les amateurs sont invités à amener leurs toutous et autres peluches pour les lancer sur la patinoire après le premier but des Draveurs.

Le hockey régional en bref

Les unités spéciales coulent les Draveurs

Après une éclatante victoire à domicile vendredi soir, les Draveurs ont échoué dans leur tentative de coller un deuxième triomphe d’affilée samedi soir à Jonquière. Battus dans le rayon des unités spéciales, les équipiers d’Alain Côté sont revenus avec un revers de 5-2.

Les Draveurs avaient pourtant réussi les deux premiers filets de la soirée, des réussites d’Antoine Houde-Caron et Francis Desrosiers. Le reste du match fut dicté par les unités spéciales. Incapables d’acheter un but en avantage numérique malgré 11 essais, les visiteurs en ont alloué trois sur quatre désavantages numériques! Ne cherchez pas plus loin pourquoi ils sont rentrés les mains vides.

En plus de livrer un combat à Sébastien Laferrière, Steven Oligny a marqué deux buts pour les Marquis, dont celui qui a rompu une égalité de 2-2 en fin de deuxième période. Les locaux ont ensuite complètement dominé la troisième pour évacuer le reste du suspense dans l’air.

Un festin pour les Estacades

L’offensive des Estacades a eu droit à un beau petit festin offensif de 6-2 face aux Albatros de Rivière-du-Loup dimanche. Les adolescents de Frédéric Lavoie ont connu un fort début de match, inscrivant quatre filets sans riposte dans les 23 premières de jeu. À partir de là, les deux points à l’enjeu leur étaient déjà réservés.

Antoine McMahon, Alexandre Parent, Mavrik Bourque, Nicholas Beauvilliers (2) et Tommy Luneau ont marqué dans la victoire. 

Une défaite pour les Patriotes

C’est par une défaite de 3-2 face aux étudiants d’UOIT que les Patriotes ont conclu leur première portion du calendrier régulier samedi. La bande à Marc-Étienne Hubert a goûté à la médecine du gardien Brendan O’Neill, qui a stoppé 33 rondelles. Son vis-à-vis Alexandre Bélanger a encaissé la défaite après avoir accordé trois filets sur 17 tirs. 

Deven Saint-Hilaire et Jason Lavallée ont fait briller la petite lumière rouge pour les visiteurs, qui vont passer la pause du temps des Fêtes au troisième rang de leur division, derrière McGill et Concordia. Les Patriotes ont amassé 10 victoires en 17 matchs depuis le début de la saison.

Hockey régional

Auger fait la différence

TROIS-RIVIÈRES — Sébastien Auger a remis les Patriotes de l’UQTR sur les rails samedi après-midi.

Le gardien vedette a offert 30 arrêts à la bande de Marc-Étienne Hubert, qui en a profité pour amasser un gain de 4-2 aux dépens des Ravens de Carleton. Auger a gagné son duel face à François Brassard, qui n’a affronté que 19 tirs cadrés. Nicolas Larivière, Bruno-Carl Denis, Julien Bahl et Christophe Boivin l’ont déjoué. Le match a été rude, 11 attaques massives ont été accordées par les officiels. Mais en bout de ligne, aucun but n’a été inscrit sur les unités spéciales.

Draveurs: dur week-end 

Dur week-end pour les Draveurs, qui ont essuyé deux revers en autant de sorties sur la route. Après avoir baissé pavillon 5-3 à Jonquière vendredi, les hommes d’Alain Côté ont été battus 7-4 à Rivière-du-Loup samedi. 

Le gardien Alex Bitsakis n’est sûrement pas à blâmer, lui qui a été poivré de 52 tirs! Alexandre Imbeault (2), Jérémy Vigneault-Bélanger et Yannick Tifu ont marqué pour les Trifluviens, qui ont perdu à leurs six dernières sorties. Les Draveurs, derniers au classement général de la Ligue nord-américaine de hockey, ne revendiquent que trois victoires  en 12 rencontres depuis le début de la saison.

Midget AAA

Les Estacades se contentent d'un point

TROIS-RIVIÈRES — S’ils veulent maximiser leurs chances de défendre leur titre acquis au Challenge midget AAA l’an dernier, les Estacades devront faire preuve de plus de discipline. Ils ont environ deux semaines pour renverser cette tendance.

Les Trifluviens ont été pénalisés à six reprises dimanche et leurs adversaires, l’Intrépide de Gatineau, ont pu en tirer profit, marquant lors de deux supériorités numériques, en route vers une victoire de 4-3 en prolongation.

Mavrik Bourque, avec un doublé et une passe, a joué à l’image de son début de saison, c’est-à-dire de manière convaincante. Avec 22 points en 21 rencontres, Bourque est parmi les 20 meilleurs pointeurs du circuit midget AAA.

C’est d’ailleurs lui qui a provoqué la prolongation avec un peu plus d’une minute à écouler au temps réglementaire. L’Intrépide venait pourtant de prendre les devants à la suite d’une autre pénalité coûteuse de l’équipe locale.

Conor Frenette, sur une descente à deux contre un dès la 41e seconde de la période de surtemps, a procuré la victoire aux Gatinois, qui sont retournés à la maison avec le sourire, en pleine tempête. «On a montré du caractère en revenant deux fois plutôt qu’une, mais nous devrons améliorer notre efficacité sur les unités spéciales», convenait l’entraîneur-chef Frédéric Lavoie, qui a vu ses adolescents glisser au sixième rang. Ils sont toutefois toujours installés au deuxième échelon de leur division.

«Je regarde l’alignement aujourd’hui et nous n’avions qu’un joueur de centre régulier, les autres n’étaient pas à leur position habituelle. Il nous manquait quatre gars. Dans les circonstances, c’est bien de s’en tirer avec un point.»

C’était aussi la troisième fois en un mois que les Estacades réussissaient à créer l’égalité en fin de match au Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

Le jeu ouvert à trois contre trois, amplifié par la réalité d’une patinoire olympique, n’aura pas fait durer le suspens trop longtemps en prolongation. «Les deux équipes se ressemblent. Ils sont plus physiques que nous, amis dans l’ensemble, nous avons le même genre d’identité.»

L’Intrépide recevra toutes les équipes de la ligue en Outaouais, du 6 au 10 décembre, pour le
12e Challenge midget AAA. Les Estacades tenteront de devenir la première formation à défendre leur  titre depuis le Phénix du Collège Esther-Blondin en 2011 et 2012.

Carnet de notes

Frédéric Lavoie était très heureux pour Zackary Daneau, qui a enfilé son premier but en carrière dans la LHJMQ à son tout premier match, vendredi avec les Cataractes...

Le défenseur gatinois de 15 ans, Hendrix Lapierre, a terminé la partie de dimanche au CSAD avec trois points. Ça en fait maintenant 30 pour celui que plusieurs considèrent comme un excellent espoir pour le prochain repêchage de la LHJMQ.

Les Estacades hisseront la bannière de leur championnat du Challenge midget AAA, remporté en 2016, quelque part au mois de janvier.

Hockey

Une occasion de se reprendre pour les Draveurs

Trois-Rivières — Une semaine aura passé entre le dernier affrontement entre les Draveurs de Trois-Rivières et les Marquis de Jonquière, mais parions qu’il y aura tout de même une certaine animosité vendredi soir alors que les deux équipes croiseront de nouveau le fer, cette fois, au royaume du Saguenay.

Vendredi dernier en Mauricie, les Marquis avaient été en mesure de frustrer les locaux grâce au travail de leur gardien Cédrick Desjardins, particulièrement habile pour ralentir le jeu et empêcher les Draveurs de trouver du momentum.

«Nous avons beaucoup tiré à partir du périmètre. Comme Jonquière a une défensive stable qui lui a permis de gagner des championnats, il faudra trouver un moyen de s’avancer, de profiter du trafic et des rebonds», explique Alain Côté.

Les Trifluviens voudront assurément faire mieux en avantage numérique, eux qui ont été blanchis en 10 occasions lors de cette partie. Avec 13 % d’efficacité, le jeu de puissance trifluvien est actuellement le cinquième de la LNAH. Acquis cette semaine en retour du défenseur Alex Bourret, Pierre-Luc O’Brien ne sera pas de la partie. «Il n’est pas prêt à jouer pour l’instant, il doit se remettre en forme. Ce qu’on espère, c’est qu’il joue ses cinq matchs afin d’être éligible en séries. C’est un gars qui excelle dans les deux sens de la patinoire et qui se présente chaque soir, surtout en séries.»

Sports

Draveurs: l’abcès a éclaté

Trois-Rivières — La sortie dans Le Nouvelliste du gardien Marco Cousineau sur les raisons qui l’ont poussé à quitter les Draveurs de Trois-Rivières au milieu du deuxième match de la saison a eu l’effet d’une bombe sur l’équipe vendredi alors qu’elle s’apprêtait à affronter les Marquis de Jonquière.

Le portier avait révélé qu’une solide prise de bec entre lui et le capitaine Jonathan Bellemare, suivie par une empoignade avec Martin Larivière, avait été la cause de son départ.

Le dur à cuire ne nie pas ces allégations, à vrai dire, il les confirme. «Mais pour le bien de l’équipe, je suis allé m’excuser par la suite même si je n’avais pas à le faire. Ça ne se faisait pas d’engueuler Jonathan, qui est l’âme de l’équipe.»

Ces excuses ont été refusées à l’aide du langage des signes par le gardien, qui a quitté le Colisée par la suite et n’y est pas revenu depuis.

Ce qui en a surpris plusieurs chez les Draveurs, c’est de voir que Cousineau avait décidé de faire tomber le mur qui existe habituellement entre ce qui se passe dans et hors du vestiaire d’une équipe. Une loi non écrite rarement franchie dans le sport. 

«Est-ce que je suis surpris qu’il ait révélé des choses qui habituellement restent dans la chambre? Oui, mais en même temps, quand tu connais la personne, ça ne surprend pas. J’ai compris pourquoi j’avais été suspendu pour trois matchs quand je jouais à Thetford parce que je lui avais sauté dessus. C’est quelqu’un que j’haïssais déjà alors que je ne le connaissais pas», mentionne Larivière, qui précise ne pas vouloir se lancer dans une guerre de mots avec son ancien coéquipier.

Même chez les Marquis, le cas Cousineau était l’un des principaux sujets de discussion avant la rencontre vendredi, certains joueurs allant jusqu’à dire qu’avec une telle sortie, le gardien aurait de la difficulté à être accepté dans une autre équipe de la LNAH.

Dans le camp trifluvien vendredi, plusieurs pointaient du doigt le gardien, particulièrement l’attitude de celui-ci et la taille de son ego. Visiblement, l’abcès créé par l’absence prévue du gardien lors de la course aux séries éliminatoires l’an dernier n’avait pas été percé, malgré ce que l’organisation espérait à l’aube de la présente saison.

«J’ai senti que la chambre s’est mise derrière moi parce qu’une engueulade de la sorte, ça ne passait pas, mentionne Larivière. Je suis un gars de caractère, mais je ne suis pas ignorant, je sais que la chaise de Cousineau est bien plus importante que la mienne. Je prends de la place, mais je tente toujours d’être positif. J’ai gagné à Thetford et je pense que ma réputation de leader, d’être un vrai, est bien installée. Ce qui est arrivé, ç’a percé l’abcès.»

Passer à autre chose

Chez les Draveurs, la page semble maintenant tournée, l’équipe s’étant ralliée derrière Marc-Antoine Gélinas, dont les performances ont rapidement inspiré la confiance et la sortie de Cousineau n'a pas été source de nouveaux conflits.

«Ç’a même créé une source de motivation supplémentaire. C’est normal et j’étais content. Peut-être que ça peut créer des liens parmi les joueurs de l’équipe», souligne l’entraîneur-chef Alain Côté, qui semble avoir évacué le sujet du vestiaire.

«Le dossier est terminé. On passe à un autre appel. Rien ne dit qu’on ne reverra pas Marco, on ne sait jamais dans cette ligue parce qu’il peut arriver plusieurs situations. Le temps arrange les choses et on ne connaît jamais l’avenir.»

Or, même si Gélinas continue de maintenir le fort, les victoires ne sont pas au rendez-vous. Les Draveurs ont subi quatre défaites consécutives et flirtent avec la dernière place au classement. Fort heureusement, tout le monde sera des séries éliminatoires cette saison dans la LNAH.

«Nous n’avons pas un mauvais club. Nous ne sommes peut-être pas aussi bon que Thetford Mines, mais je pense qu’on a plusieurs ingrédients qui vont faire lever le gâteau. Ce que je tente d’apporter avec mon expérience, c’est qu’il faut que la coupe de la LNAH devienne ta propre coupe Stanley, que ce soit tout aussi important. Sinon, reste chez vous», conclut Larivière.

Sports

Le sifflet à l’honneur

Trois-Rivières — Rarement aura-t-on vu un match de la Ligue nord-américaine de hockey aussi long sans que les bancs ne se vident. Vendredi soir au Colisée, les Draveurs de Trois-Rivières se sont inclinés par la marque de 3-0 face aux Marquis de Jonquière dans un match où la grande vedette a été… le sifflet.

La LNAH avait promis avant le début de la saison de resserrer l’arbitrage. Visiblement, les joueurs des deux équipes avaient oublié cette nouveauté vendredi soir. Pas moins de 33 pénalités ont été décernées lors de cette rencontre où les joueurs n’ont semblé s’adapter à cet arbitrage plus strict qu’après 40 minutes de jeu. Or avec autant de visites au banc de punition, jamais le match n’a pu trouver un rythme qui pouvait plaire aux 570 spectateurs. Plusieurs ne se sont pas privés pour huer le spectacle offert.

Comme si ce n’était pas suffisant pour ralentir cette rencontre, le gardien des Marquis Cédrick Desjardins a été un maître pour étouffer toute menace des Trifluviens en immobilisant la rondelle à chaque occasion ou encore en déplaçant son filet pour entraîner un arrêt de jeu. Un malin tour de la part de l’ancien portier du Lightning de Tampa Bay, mais qui n’était peut-être pas toujours intentionnel puisque les filets du Colisée sont reconnus pour se déplacer pour un oui ou pour un non. Desjardins aura joué dans la tête des Trifluviens durant toute la soirée.

Pour ajouter au caractère de ce match des plus bizarres, c’est le dur-à-cuire Hubert Poulin qui a ouvert la marque en première période sur le seul des 23 tirs des Marquis que le gardien Marc-Antoine Gélinas n’a pu stopper. Un quatrième but pour Poulin en autant de matchs, lui qui a aussi ajouté une passe sur le but vainqueur des Marquis, celui de Philippe Paradis avec moins de deux minutes à faire en troisième période.

«On savait que Trois-Rivières avait joué jeudi et qu’il fallait amener de la pression rapidement vers le bas de la zone. On aurait aimé être encore plus efficace offensivement, mais présentement, on ne joue qu’un match par semaine et nous avons de la difficulté à aller chercher un rythme. En plus on ne pratique pas. Mais d’obtenir un cinq contre trois en première période nous a lancés», a souligné l’entraîneur-chef des Marquis Benoît Gratton.

On ne pourra toutefois pas reprocher aux Draveurs de ne pas avoir essayé. Ils ont décoché 51 lancers dans ce match, mais n’ont pas réussi à battre Desjardins. On sentait souvent les Trifluviens nerveux et frustrés de la situation. Avec un taux d’efficacité nul sur 10 avantages numériques, la troupe d’Alain Côté n’a jamais pu se donner de rythme. Mathieu Guertin a été l’un des principaux agitateurs chez les locaux, mais aussi l’un des plus visés par les hommes de Gratton. Il a laissé sa frustration sortir à l’endroit des officiels en fin de rencontre en écopant de 23 minutes de pénalité.

Sports

«Avec des pommes pourries, tu ne gagneras jamais»

Trois-Rivières — S’il faut en croire ses paroles, il y a peu de chance que Marco Cousineau enfile de nouveau l’uniforme des Draveurs cette saison. Le gardien n’a pas l’intention de revenir avec l’équipe à la suite de l’altercation qui s’est produite dans le vestiaire de l’équipe lors du deuxième match de la saison.

Le portier a accepté de revenir sur les événements du 6 octobre. Après deux périodes, il avait accordé cinq buts sur 19 lancers et les Trifluviens tiraient de l’arrière 5-3. Les Draveurs ont alors pris la route du vestiaire, mais à leur retour sur la patinoire, Cousineau n’y était plus.

«Jonathan Bellemare était passé devant le filet après un but et il m’avait dit de décrocher et de me concentrer. J’étais en furie et quand on est arrivé dans la chambre, je lui ai dit ma façon de penser, que ça n’avait pas de bon sens de me dire ça. On m’a répondu que je ne pensais qu’à mes statistiques. C’est normal que je regarde mes statistiques, c’est ce qui dit si je performe», raconte le gardien.

C’est alors que Martin Larivière s’en est mêlé. Or, même s’ils partagent le même uniforme, il semble y avoir bien peu d’atomes crochus entre Cousineau et lui depuis la saison dernière. La situation a explosé.

«Je lui ai dit de se mêler de ses affaires. Il m’a sauté à la gorge et il a dit que j’étais un ci et un ça. J’ai pris mes affaires et je suis parti. Alain (Côté) est arrivé, mais il ne savait pas réellement ce qui s’est passé.»

C’est finalement Marc-Antoine Gélinas qui a terminé ce match, le premier de plusieurs pour celui qui avait le rôle d’adjoint depuis quatre ans. Ce qui rend Cousineau le plus amer, c’est d’avoir été dépeint par l’organisation comme celui à blâmer et qui a été mis de côté par la formation.

«C’est moi qui est parti, ce ne sont pas eux qui m’ont mis dehors. Ça me fait de la peine, surtout pour Alain Côté qui a mis sa tête sur la bûche pour moi. Danick Lessard m’a appelé pour revenir et j’ai refusé. Je suis bien chez nous.»

Ce dernier dit avoir le plus grand respect pour Bellemare et que la situation aurait pu se régler autrement. Il estime toutefois que plusieurs «pommes pourries» se sont retrouvées dans le vestiaire du Colisée dans les dernières années.

«C’est mon opinion. J’en ai vu beaucoup du hockey et avec des pommes pourries, tu ne gagneras jamais. Ça fait cinq ans que je suis là et que je vois l’équipe dépérir. On a tout tenté pour que ça marche, mais personne ne nous écoutait. Je voulais jouer une dernière saison et j’en avais le goût.»

Le match crucial

La saga du départ de Cousineau s’est déroulée alors qu’il connaissait un mauvais début de saison après avoir accordé cinq buts lors du premier match du calendrier - où personne n’a bien paru chez les Draveurs. Le tout s’ajoute à une fin de campagne en queue de poisson l’année précédente, quand Cousineau avait dû rater une rencontre pour des raisons professionnelles. Une situation qui semble avoir envenimé la relation entre certains joueurs.

«Je savais que j’avais un début de saison difficile, mais que ça allait se replacer. J’ai toujours eu des départs plus lents. Mais depuis trois ans, on me mettait beaucoup de pression et c’était pareil avant même le début de la saison. Je n’avais pas besoin de ça. C’est malheureux ce qui s’est passé l’an dernier, mais je les avais avertis d’avance que je devais manquer un match et il n’y avait pas de problème. Il a fallu que ce soit la game cruciale. Mais bien sûr, personne dans la chambre ne voulait avoir confiance en Marc-Antoine. Pourtant, je leur avais dit qu’il était capable et on le voit cette année. Les gars ont préféré ne pas se présenter!», souligne Cousineau, qui se dit bien heureux de voir les succès que connaît son collègue depuis son départ.

«Je n’ai que de bons mots pour lui, il le mérite, surtout après son accident. Mais s’il continue à recevoir 45 tirs par matchs, ça va casser. Ça n’a aucun sens et il ne pourra pas tout arrêter. C’est ce qui m’est arrivé. »

Cousineau ne compte donc pas revenir au jeu prochainement. Il croit que les Draveurs tenteront de l’échanger, mais qu’il y a peu de chance qu’il se joigne à une nouvelle équipe si celle-ci est située plus loin de Trois-Rivières à partir de son domicile de Saint-Lazare.

«Il y a des joueurs que je ne veux plus regarder en pleine face parce qu’on va se pogner. J’ai ma business et j’arrête de travailler pour aller aux pratiques. C’est une belle preuve que je voulais jouer au hockey. Et après cela, des joueurs qui ne sont pas aux pratiques disent que je suis phoney? Donc non, pour l’instant, je n’ai pas le goût de jouer.»

Sports

Les Draveurs perdent le festival du doublé

Trois-Rivières — On aurait cru à une promotion deux pour le prix d’un jeudi soir lors de la défaite de 6-4 des Draveurs face aux Éperviers à Sorel-Tracy. Quatre des six marqueurs lors de la rencontre ont fait bouger les cordages à deux reprises.

Chez les visiteurs, Vincent Couture, Antony Courcelles et Kevin Gadoury ont marqué deux fois alors qu’Antoine Houde-Caron a fait de même pour les Trifluviens. Marc-André Huot et Nicolas Corbeil ont complété la marque. Le filet de Corbeil, en troisième période, a créé l’égalité 4-4, mais Gadoury a marqué les buts de la victoire et d’assurance – dans un filet désert - pour assurer le gain aux Éperviers.

Marc-Antoine Gélinas a fait face à 38 lancers et a été crédité de la défaite.

Les Draveurs seront de retour en action dès vendredi soir alors qu’ils accueilleront les Marquis de Jonquière au Colisée.

Sports

Le couteau à double tranchant

Trois-Rivières — Chaque année, c’est la même situation. Les Paladins du Collège militaire royal du Canada (RMC) font acte de figuration dans la Ligue de hockey universitaire de l’Ontario. Cette saison, la formation de Kingston ne paraît guère mieux, elle qui n’a pas encore connu la victoire en neuf matchs. La cible semble donc facile pour les Patriotes, qui affronteront les militaires lors de leurs trois prochaines rencontres, dont deux fois ce week-end en Ontario.

Or, c’est habituellement dans de telles situations sans adversité qu’une équipe trébuche. Voilà ce que voudra éviter Marc-Étienne Hubert lors de ces trois parties, dont la prochaine aura lieu dans une semaine au Colisée.

«C’est un couteau à double tranchant de jouer contre eux. Il faudra aborder ces matchs de la bonne façon et ne pas faire un pas en arrière. Il faut continuer à jouer de la bonne façon et continuer à bien faire les choses que nous faisons bien, comme jouer avec urgence. C’est un défi davantage psychologique que physique contre RMC.»

Les Patriotes pourraient être privés de leur deuxième meilleure marqueur, Christophe Boivin, blessé la semaine dernière. Son cas sera évalué avant les matchs.