Drew Doughty, auteur d'un doublé, a joué les héros dimanche, permettant au Canada de terminer la phase préliminaire avec une troisième victoire, celle-là par la marque de 2-1 en prolongation sur la Finlande.

Hockey masculin: ça manquait d'émotion

La formation masculine de hockey du Canada a rencontré son test le plus sérieux du tournoi à la ronde lors de sa victoire contre la Finlande. Je ne peux pas dire que j'ai été impressionné par la performance de la troupe de Mike Babcock.
Pourtant, le Canada avait profité d'une journée de congé avant cet affrontement et aurait dû être reposé et prêt à offrir sa meilleure performance du tournoi. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais ça n'a pas eu lieu. À l'image de la partie contre la Norvège, les représentants de l'unifolié manquaient grandement de cohésion et d'émotion.
Il ne faut pas appuyer sur le bouton panique. Contrairement à la plupart des autres formations, les Canadiens ont joué beaucoup de rencontres cette année dans la LNH et doivent gérer le décalage et les distractions, ce qui peut expliquer leurs performances en deçà des attentes.
Il faut tout de même rendre crédit à la Finlande qui a joué un bon match. Elle a su fermer le centre de la glace en plus d'être agressive, mais disciplinée. Bien qu'elle n'ait été menaçante envers Carey Price qu'à quelques reprises, avec un si bas pointage, tout était possible.
La bonne nouvelle pour le Canada est que sa brigade défensive fait de l'excellent travail. Drew Doughty a marqué deux buts et Marc-Édouard Vlasic a obtenu de bonnes chances. Les adversaires du Canada semblent s'être donné le mot qu'il faut protéger le centre de la glace, ce qui permet aux arrières de se signaler.
Sidney Crosby, à l'image des attaquants du Canada, a de la difficulté à produire offensivement depuis le début des Jeux. Babcock fonctionnait jusqu'à présent avec des duos de joueurs, mais il semble avoir relégué cette stratégie aux oubliettes. Le pilote cherche toujours les trios qui lui permettront d'aller jusqu'au bout. Je n'ai pas apprécié voir Patrice Bergeron aux côtés du capitaine face à la Finlande.
Avec tout le respect que j'ai pour le Québécois, il n'est pas le type de joueur qui complète bien Crosby, qui a besoin de tireurs d'élite qui termineront ses jeux. Quant à Chris Kunitz, blanchi encore une fois, il semble avoir de la difficulté à s'habituer à la surface de glace internationale. Babcock se retrouve donc avec tout un casse-tête pour permettre à Crosby d'être à son meilleur.
Propos recueillis par Nicolas Ducharme