La recrue Tyson Hinds a rapidement pris du galon chez les Cataractes.

Hinds, la surprise

TROIS-RIVIÈRES — Pendant que Vasily Ponomarev et Olivier Nadeau retiennent l’attention en ce début de saison des Cataractes, une autre recrue est en train de se visser lui-même dans la formation de Daniel Renaud. Sans faire trop de bruit, Tyson Hinds est utilisé dans le deuxième des trois duos de défenseurs par Adrien Plavsic.

Choix de deuxième ronde en juin dernier, le jeune homme natif de l’Outaouais semblait pourtant destiné à retourner dans le midget AAA cette année pour y prendre de grosses minutes. Hinds, par sa tenue au camp, a forcé la main de Martin Mondou et Daniel Renaud. Et plus ça avance, plus il obtient sa part du gâteau. «Il ne jouait même pas top 4 avec l’Intrépide la saison dernière. On aimait beaucoup son gabarit, son patin, ses instincts, et on se trouvait chanceux d’avoir pu le choisir en deuxième ronde, mais on doutait qu’il puisse être prêt dès cette saison. C’est exceptionnel ce qu’il a accompli depuis le début du camp», reconnaît Renaud.

Pour lui faire de la place, les vétérans Alex DeGagné et Jason Horvath ont été transigés durant le camp. «L’intensité monte de semaine en semaine pendant le camp. Il y a une autre coche à prendre en début de saison. Pourtant, ça ne le bouscule pas, bien au contraire. J’aime particulièrement sa patience avec la rondelle. Il est capable d’attendre un ou deux secondes de plus pour attirer un joueur et réussir sa passe. Ce n’est pas toujours évident à faire pour un jeune de 16 ans, quand un gars de 18, 19 ou 20 ans s’en vient te frapper. Lui, pas de problème. En ce moment, il n’a pas du tout l’air d’une recrue de 16 ans, il joue avec beaucoup d’aplomb», poursuit le pilote des Cataractes.

L’échantillon est mince, mais Renaud ne voit pas de lacune majeure dans son jeu. «Il doit s’améliorer dans tous les rayons, mais il n’y a rien de majeur comme faille. Je le regarde agir sur et hors glace, il montre tellement une belle maturité que je n’ai aucun doute que sa progression va se poursuivre.»

Ce sera au tour de l’Armada de Blainville-Boisbriand de découvrir les Hinds, Ponomarev et Nadeau vendredi soir au Centre Gervais Auto. L’Armada a attaqué la saison identifiée comme une équipe en reconstruction, qui allait devoir se battre pour une place en séries. Ça n’a pas empêché les équipiers de Bruce Richardson de gagner deux duels sur trois jusqu’ici. «Rien de suprenant là-dedans. C’est un club reconnu pour son éthique de travail année après année, qui ne repêche que des gars dans son ADN. L’Armada vient pour compétitionner à chaque match.»

Ça ne va pas trop mal non plus chez les Shawiniganais, auteurs d’une fiche de trois gains contre un seul revers depuis l’ouverture des barrières dans la LHJMQ. Renaud a d’ailleurs senti le besoin cette semaine de prévenir sa bande contre tout excès de confiance. «Peu importe contre qui on joue, il faut avoir la mentalité d’arriver à l’aréna pour gagner, pas pour se défendre. Cette saison, c’est notre contre nous à chaque match. Je ne veux pas entendre parler à l’interne si un club est en reconstruction, s’il a des blessés, etc. On se concentre sur notre préparation, c’est tout», martèle-t-il.

Avec ses succès, Antoine Coulombe sera bien sûr de retour entre les poteaux vendredi soir. Renaud va par ailleurs accueillir à bras ouvert son vétéran attaquant Jérémy Martin, qui était suspendu lors des deux derniers matchs.