Tristan Guillemette s’apprête à vivre sa première épreuve de Coupe du monde chez les seniors.

Guillemette dans les ligues majeures

TROIS-RIVIÈRES — Moins d’un an après la conclusion de son stage junior, Tristan Guillemette s’apprête déjà à rouler dans les ligues majeures du cyclisme sur piste. À compter de jeudi, sur le tracé de Milton, en Ontario, le Trifluvien participera en effet à sa première épreuve de la Coupe du monde sur le circuit senior.

À quelques jours de ce grand baptême, on sent bien la fébrilité dans la voix du principal intéressé. «Je vais participer à la même compétition que des champions du monde et des champions olympiques. C’est quand même fou!», lance Guillemette, en entrevue avec Le Nouvelliste.

À Milton, le cycliste de 19 ans n’aura toutefois pas d’ambitions de podium. Pour sa première expérience, il sait fort bien que la marche à gravir sera importante. Inscrit à la poursuite par équipe, il sera au moins en terrain quelque peu connu puisqu’il fera équipe avec les trois mêmes coéquipiers que lors des Championnats panaméricains de cet été (Vincent De Haître, Evan Burtnik et Chris Ernst). D’ailleurs, le quatuor ne pédalera pas sous les couleurs d’Équipe Canada – un privilège réservé à l’équipe A – mais plutôt avec l’équipe civile Pedal 2 the Medal. Le groupe avait pris le quatrième rang de la poursuite par équipe lors du rendez-vous panaméricain présenté au Mexique. «Je veux surtout prendre de l’expérience. C’est ma première Coupe du monde, on sait qu’on ne sera pas nécessairement compétitif. Alors, on veut pousser pour faire un bon temps. On avait bien fait au Mexique, c’était en altitude, alors ça roulait vite. Cette fois, ça va être différent car la piste à Milton est reconnue pour être moins rapide», explique Guillemette qui sera en action jeudi pour la phase préliminaire.

En piste avec l’élite mondiale, Guillemette reconnaît qu’il sera sans doute impressionné par la qualité de ses rivaux. «On va voir certains des meilleurs pays, dont la Grande-Bretagne, le Danemark, la Nouvelle-Zélande. Ça va certainement être un peu intimidant. Ce sont pratiquement toutes des équipes de haut niveau. Mais, en même temps, je vais là sans pression. Je veux surtout bien faire pour préparer la prochaine saison. Et ça va aussi être une belle occasion de voir en action ceux que je souhaite rejoindre un jour.»

Par ailleurs, cette compétition marquera le début du processus de qualification olympique pour l’équipe nationale. Pour être en piste à Tokyo 2020, le Canada devra maximiser sa récolte de points lors de 10 compétitions internationales au cours des deux prochaines années.