Le capitaine des Patriotes Guillaume Beaudoin fera le saut dans le hockey professionnel, dans la Ligue Magnus en France.
Le capitaine des Patriotes Guillaume Beaudoin fera le saut dans le hockey professionnel, dans la Ligue Magnus en France.

Guillaume Beaudoin choisit la France

Trois-Rivières — Quand il sortira de l’aréna à Anglet, dans le sud de la France, Guillaume Beaudoin aura presque les deux pieds dans la mer, tellement la plage se situe près de son prochain bureau de travail. Le capitaine et défenseur des Patriotes s’est entendu avec l’Hormadi Pays Basque, club avec lequel il poursuivra sa carrière en Ligue Magnus.

L’arrière gaucher de 24 ans entamera officiellement son parcours professionnel, à deux pas de l’océan Atlantique et dans un décor paradisiaque. Il admet être tombé sous le charme de l’endroit lors du camp d’entraînement des Patriotes, en août dernier. Un autre ancien porte-couleurs des Patriotes, Pierre-Maxime Poudrier, y a évolué cette saison.

«J’ai toujours rêvé de jouer pro. Dans un tel décor, ça ajoute une touche spéciale», convient en souriant l’athlète de Bécancour, qui a disputé plus de 200 rencontres avec l’Armada de Blainville-Boisbriand dans la LHJMQ, avant de rejoindre l’UQTR en 2017-18.

Il aurait eu droit à deux autres années d’éligibilité, mais il a préféré faire le saut chez les pros. «Je pense que c’est une occasion à saisir. J’ai beaucoup discuté avec le recruteur des Predators de Nashville, Jean-Philippe Glaude: il connaît bien la France et m’a aidé dans les démarches. Je pars avec ma copine, j’ai hâte!»

Beaudoin vit sur la même planète que nous: il sait très bien que ses plans pourraient prendre le bord, si la situation du coronavirus ne se stabilise pas. Pourra-t-il voyager au mois d’août?

«C’est mon plan A, sauf que ça peut changer et j’en suis conscient. On espère tous que les nouvelles seront meilleures, plus on avancera vers l’été.»

Une semaine folle

À l’image de ses coéquipiers de la cuvée 2019-20, Beaudoin a dû négocier avec la déception découlant de l’élimination de ses Patriotes contre les Gee-Gees d’Ottawa, en deuxième ronde des séries au hockey universitaire à la fin du mois de février.

Peu de temps après cette défaite dans le troisième match au Colisée, il recevait toutefois un appel pour rejoindre les Everblades de la Floride, dans la Ligue ECHL, le deuxième club-école des Predators. Quelques jours après l’élimination des Patriotes, il montait à bord d’un avion, direction Fort Myers!

Là-bas, il a eu le temps de jouer une partie, avant la mise sur pause de toutes les saisons dans le sport professionnel. «J’étais à l’aéroport et je voyais, en temps réel sur mon téléphone, que tout fermait! J’étais impatient de rentrer à la maison, disons!»

Beaudoin termine actuellement ses études à distance, comme des milliers de jeunes adultes. Il ne fait pas une croix définitive sur le hockey universitaire.«Tout dépend de la pandémie. Par contre, mon premier choix, c’est l’Europe», dit-il, admettant au passage qu’il se sent «un peu déchiré» à l’idée de ne pas pouvoir inaugurer le nouveau Colisée avec ses coéquipiers.

«En espérant qu’ils puissent le faire cet automne! Les Patriotes auront une équipe compétitive pour plusieurs années encore et ils auront la chance d’aller au Championnat canadien, si tout va bien. C’est ce que je leur souhaite en tout cas!»