Une soixantaine de jeunes ont répondu à l’invitation de l’Académie des Aigles et ils ont eu la chance d’attraper des balles lancées par Vladimir Guerrero.

Guerrero, pour le bonheur des enfants... et des parents!

Trois-Rivières — Ce n’est pas tous les jours qu’un joueur de baseball mineur a la chance d’attraper des balles lancées par Vladimir Guerrero. La soixantaine de jeunes qui ont répondu à l’invitation de l’Académie des Aigles, samedi matin, avaient les yeux ronds en voyant l’ancien des Expos fouler le terrain du Stade Stéréo Plus. Leurs parents aussi!

Puisque l’Académie concentre ses activités pour les enfants et les adolescents de 6 à 14 ans, personne, parmi ces groupes, n’a vu Vlad en action lors de ses glorieuses années passées à Montréal. Par chance, papa ou maman pouvaient témoigner des exploits réalisés par le numéro 27... et l’incroyable opportunité qu’avaient leurs descendants de lancer des balles ou d’en recevoir.

«Les jeunes réalisent que c’est un bon joueur, mais ils ne l’ont jamais vu. Je pense que les parents ont été plus impressionnés!», souriait Alexandre Marceau, 31 ans, qui a chaleureusement applaudi Guerrero quand ce dernier a mis les pieds sur le gazon du terrain.

«J’ai déjà été ramasseur de balles au Stade olympique à l’époque que Vlad évoluait avec les Expos. Je l’ai vu de près, mais jamais comme aujourd’hui. J’adore son attitude, tu vois que ça lui fait plaisir et surtout, il comprend qu’il a eu un impact important sur l’histoire du baseball ici. Nous sommes plusieurs à l’aimer.»

Comme tant d’autres, Alexandre Marceau s’est recyclé en fan des Red Sox après 2004. Ses garçons, Mathis et Evans, l’ont suivi dans ses allégeances. Mais une journée comme celle de samedi entretient l’espoir qu’un jour, les idoles joueront plus près de Trois-Rivières. «Revoir Vlad, ça fait rêver au retour des Expos, même si on est encore loin de l’objectif!»

Vladimir Guerrero a joué le jeu et s’est beaucoup amusé avec les jeunes joueurs de baseball mineur.

Un peu plus loin dans le stade, un groupe des Draveurs moustiques B attendait impatiemment de descendre les escaliers pour rencontrer Guerrero. Encore là, les entraîneurs Bernard Labbé et Maxime Brisson, issus de deux générations différentes, ne cachaient pas leur fébrilité. «C’est quasiment plus pour nous que pour eux qu’on le fait», a dit Brisson en rigolant. «Avant de déménager à Trois-Rivières, j’ai vécu à Rosemont, tout près du Stade olympique. J’avais l’âge de mes jeunes qui sont ici aujourd’hui et je tripais sur Vlad.»

Les Aigles comblés
Le copropriétaire des Aigles, Michel Côté, était aussi emballé de voir la réponse de Guerrero, qui a joué le jeu de mercredi à jeudi. Si l’ex-voltigeur étoile aurait pu démontrer certains signes de fatigue samedi, après cette folle semaine en terre québécoise qui l’a conduit à Trois-Rivières, Québec et Montréal, rien n’a transparu durant les nombreux échanges avec les partisans. «Ça nous donne des idées pour accueillir d’autres vedettes comme lui», a lancé Côté. «Nous avons reçu Éric Gagné, Wayne Gretzky et maintenant, Vladimir Guerrero alors on se dit que oui, tout est possible!»

Avant de partir pour Montréal où ils jouaient en après-midi, certains membres des Aigles juniors ont pu échanger avec Guerrero. Ce fut le cas de John-Anthony Lantigua, le père de Eddie, le meilleur joueur de l’histoire des Capitales de Québec et qui a côtoyé Vladimir pendant de nombreuses années, comme adversaire et coéquipier en République dominicaine. «En République, tous les petits garçons rêvent de devenir Vladimir Guerrero. Dans leur cour, ils essaient tous de l’imiter! Avec David Ortiz, c’est une grande vedette nationale alors c’est un honneur pour moi de le rencontrer, surtout de réaliser qu’il se souvient de mon père. C’est un gars comme ça, il est très humble.»

Ce n’est pas tous les jours qu’un joueur de baseball mineur a la chance de rencontrer une légende du baseball comme Vladimir Guerrero.