Dominik Crête a connu une saison de rêve en 2018.

Gros enjeux, grosse année

Trois-Rivières — Ce ne sont pas les enjeux qui vont manquer le week-end prochain, au bassin olympique de Montréal, pour les rameurs de la région lors des essais nationaux de Canoë-kayak Canada, en ce début d’année préolympique fort chargée. En effet, la douzaine d’athlètes de la Mauricie aura du pain sur la planche avec un calendrier qui comprendra des épreuves de Coupe du monde, les Jeux panaméricains et les Championnats du monde, tant chez les seniors que les juniors. Tout cela en tentant de qualifier des embarcations canadiennes en vue de Tokyo 2020!

Pour l’entraîneur Mathieu Pelletier, son regard sera particulièrement porté vers les épreuves masculines de kayak. L’an dernier, Dominik Crête avait connu une formidable éclosion sur la scène nationale, parvenant même à se faufiler sur l’équipe canadienne senior qui a participé aux Championnats du monde. À Montemor-O-Velho, au Portugal, il avait terminé 12e du K1 200 m.

Un an plus tard, le Trifluvien fait toujours partie des prétendants pour représenter l’unifolié sur la scène internationale. «Il a été le top en K1 200 m l’an passé. Et cette saison, il a réussi à obtenir une année sabbatique de son employeur pour pouvoir s’entraîner à temps plein. Depuis novembre, il est à 100 % à l’entraînement. Il a fait trois mois en Floride avec l’équipe nationale. Sa préparation va être encore meilleure. Il s’est donné de meilleures chances de performer, il lui restera à mettre le tout en œuvre.»

UN QUATUOR À SURVEILLER

S’il apparaît en meilleure position pour le K1 200 m, Crête n’est pas le seul kayakiste à rêver de victoire au bassin olympique montréalais. Quatre de ses coéquipiers pourraient bien faire tourner les têtes lors du K4 1000 m. Pour Vincent Jourdenais, Marc-Alexandre Gagnon, Charles-Antoine Girouard et Albert Lavigne, il s’agira d’une rare occasion de briller en bateau d’équipe aux essais nationaux.

«D’habitude, ils se servent des épreuves individuelles pour bâtir des bateaux d’équipes lors des Coupes du monde. Là, il y aura des qualifications en équipe», explique Mathieu Pelletier. «On a la chance d’avoir un bon bassin de compétition à notre club. Les gars ont une chance d’aller sur le circuit de la Coupe du monde. Ils peuvent challenger le bateau établi favori par Canoë-kayak Canada. Ça crée un très bel engouement pour des athlètes qui n’ont pas réussi à se démarquer en bateau individuel.»

Du côté du paracanoë, le porte-couleurs du Club de canotage de Shawinigan Mathieu St-Pierre tentera également de poursuivre sa progression sur l’échiquier mondial.

En plus des étapes de Coupe du monde, en mai, les rameurs de la région ont aussi dans leur mire des participations aux Jeux panaméricains, au Pérou en juillet, et aux Championnats du monde, en Hongrie au mois d’août. À travers tout ça, ils pourraient avoir l’occasion de qualifier des embarcations en vue des Jeux de Tokyo 2020. Quant aux places individuelles, elles seront davantage octroyées l’an prochain, à quelques mois de la grand-messe du sport amateur.

Pour les plus jeunes, ils auront les yeux tournés vers les Mondiaux juniors et U23. S’il ne parvient pas à faire sa place chez les seniors – il est présentement favori en K2 1000 m – Vincent Jourdenais pourrait briller chez les moins de 23 ans. Son coéquipier Victor Désaulniers et la canoéiste Anne-Sophie Lavoie-Parent ne sont pas à négliger non plus. «On devrait réussir à se démarquer chez les U23», assure Pelletier.