Le 48e Grand Prix de Trois-Rivières a été un succès sur toute la ligne.

Un succès sur toute la ligne

Dominic Fugère est un bon joueur de poker. Tout en concédant que les chances n'étaient pas de son côté avant le début de la fin de semaine, il savait pertinemment qu'il avait encore une mince possibilité de l'emporter sur les prévisions de la météo.
La foule a de nouveau répondu en grand nombre pour la course principale de la fin de semaine.
«On a battu une paire d'as», a lancé le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, quelques heures après la conclusion d'une 48e édition couronnée de succès... et de soleil!
«Au poker, quand tu détiens une paire d'as dans ton jeu, tes chances de victoire montent à 90 %. Nous étions les négligés, mais on a quand même réussi à se retrouver dans le 10 %. On a vu les résultats, les gradins étaient remplis pour la finale [de dimanche].»
Vrai qu'une majorité de météorologues annonçaient du temps plutôt grisâtre samedi et dimanche. S'il y a eu une bonne averse vendredi, les amateurs et les pilotes ont été épargnés par la suite. Aucun doute, Dame Nature bluffait.
«Au mois d'août, si vous n'aimez pas la prévision météo, attendez une heure et elle changera», a résumé Dominic Fugère.
Le gouvernement du Canada, lui, n'a pas bluffé dimanche. Ministre du Commerce international et député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne a annoncé, dans les minutes précédant les 50 Tours Can-Am de la série NASCAR, la poursuite de la subvention de 200 000 $ par année jusqu'en 2019, pour un montant total de 600 000 $.
Près d'une vingtaine de voitures prototypes ont pris le départ à Trois-Rivières.
Au départ, les médias croyaient qu'il s'agissait d'une nouvelle subvention, mais ce n'est pas le cas. Qu'à cela ne tienne, ce vote de confiance tombe à point pour l'organisation du Grand Prix.
«Ça nous permet de planifier à l'avance, ce qui nous amène à la 50e édition dans deux ans. Le gouvernement provincial donne un peu plus du double que ce montant mais au-delà de ça, nous avons l'esprit en paix pour plusieurs mois.»
Surtout, cette aide financière renouvelée guide la direction dans son plan d'internationaliser le festival automobile. Dans une optique de partenariat avec le Championnat mondial de rallycross, une série européenne, il s'agit d'un signal encourageant.
«L'implication du ministre du Commerce international nous ouvre des portes, que ce soit pour l'appui manufacturier, des partenaires internationaux ou d'autres fournitures. C'est une carte importante qu'on garde dans notre manche. Avec ça, nous pouvons aller chercher des appuis de la Commission électrique ou de la Commission off road.»
Andrew Ranger a terminé deuxième de l'épreuve NASCAR pour une cinquième année de suite. Il était accompagné, avant le départ, de son fils Jacob ainsi que de sa conjointe Edith Fortin.
Boucler la boucle
Pour sa 48e édition, le GP3R a ajouté des loges ainsi qu'un club garage. La pluie a causé certains problèmes aux nouvelles installations, mais les dirigeants apprendront de ces contretemps, assure Dominic Fugère.
Mis à part ce petit bémol, le grand manitou de l'organisation a dressé un excellent bilan des deux dernières fins de semaine. Encore une fois, Trois-Rivières était l'une des destinations de choix sur la planète du sport automobile, en grande partie grâce au rallycross et au NASCAR.
Mais il y a plus. «Je suis très heureux des voitures prototypes, qui ont offert un bon spectacle. On a travaillé fort pour en amener 18 en piste. Avec l'appui du provincial, du fédéral et l'excellente collaboration de la Ville de Trois-Rivières, on peut continuer de rêver grand pour l'avenir.»