Dominic Fugère

Rallycross électrique: une formalité

Trois-Rivières — Montréal perd ses courses de Formule Électrique, mais le Grand Prix de Trois-Rivières a de fortes chances d’offrir un produit qui s’y apparentera... en version rallycross!

Le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, a confirmé que le volet électrique se glisserait dans la programmation de la 49e édition, en août 2018. On parle de séances d’essais libres pendant les festivités.

«De plus en plus d’équipes sont impliquées dans le développement des voitures électriques de rallycross», mentionne Fugère, qui a toujours manifesté son intérêt à voir son événement devenir un fer de lance de cette catégorie au niveau du rallycross mondial.

«Au Québec, 94 % de notre énergie provient de l’hydroélectricité. Ce sera donc tout naturel que la mobilité électrique prenne racine chez nous», disait-il, en entrevue au Nouvelliste en août dernier.

L’écurie autrichienne SARD, propriété de Manfred Stohl, travaille depuis un certain temps sur des voitures électriques. Or selon Fugère, de plus en plus d’équipes s’activent afin d’être prêtes pour la création d’une nouvelle catégorie.

Responsable du Mondial RX, le promoteur Paul Bellamy vise l’horizon 2020 pour prendre le virage de l’électrique.

«Nous, dès 2011 au GP3R, nous avions de l’intérêt pour les courses de ce format, rappelle Fugère, dont le groupe avait tenté d’amener la FE à Trois-Rivières. Ils voulaient s’établir dans des métropoles, on ne cadrait pas avec leurs intentions.»

Surpris et déçu

Fugère a assisté lundi à la conférence de presse de la mairesse de Montréal, Valérie Plante. «Je suis très triste. En tant que fan de course, je nous estimais privilégiés d’avoir trois courses de calibre mondial près de chez nous, avec la F1, la FE et le rallycross à Trois-Rivières. La mairesse a pris cette décision son ses intérêts, mais pour les fans et nos 200 bénévoles, c’est une dure journée.»

La Fédération internationale de l’automobile (FIA) avait fait confiance à l’organisation trifluvienne pour prendre en charge une partie des activités de la FE à Montréal. Les équipes de direction de course, de sauvetage en piste et de sécurité médicale étaient à pied d’oeuvre pendant la fin de semaine FE, dans la métropole. Tout ça avant les deux week-ends de courses du GP3R!

«Nous étions prêts à répéter l’expérience. J’aurais au moins aimé que le contrat de trois ans avec la FIA soit honoré, juste pour voir ce que ça aurait donné sur le long terme. C’était une première et comme pour d’autres événements, il y a eu des déficits. Ceci dit, je ne m’attendais pas à un déficit aussi considérable.»

Fugère assure que son groupe est toujours ouvert à donner un coup de main à d’autres organisations. «On l’a fait pour la FE, mais aussi pour le championnat américain de rallycross à Ottawa.»