Jocelyn Hébert a dû se débattre avec une voiture sans direction assistée.

Le Doc Hébert a trouvé un remède!

Un seul podium en trois courses: Jocelyn Hébert a connu des jours plus glorieux au Grand Prix dans sa longue et fructueuse carrière. Mais sa deuxième place de samedi, au terme de la seconde épreuve de trois du Championnat canadien de voitures de tourisme, relève d'un petit exploit.
Non seulement ce podium revêt une signification particulière - c'était son 21e, ce qui lui permettait de rejoindre temporairement Marc-Antoine Camirand au sommet du palmarès dans l'histoire du Grand Prix -, le Doc a dû se débattre avec une voiture sans direction assistée.
«J'ai joué avec la malchance des autres dans cette épreuve», disait-il, en décrivant à quel point c'était exigeant pour lui de simplement rester en piste.
«J'ai mal aux bras! Je roulais dans le même temps que les autres, mais en raison des difficultés de la voiture, je tournais le volant avec une charge équivalent à 55 livres. Dans le coin Villeneuve, je m'y prenais à deux mains. Mes gars capotaient!»
Voilà la preuve que le Doc Hébert est encore en excellente forme physique. De quoi faire rougir bon nombre de jeunes coureurs automobiles!
De son côté, Philippe Gélinas de Grand-Mère n'a pas pris le départ de la troisième et dernière course du week-end en CTCC, après avoir rencontré des ennuis dans les deux manches initiales. Un bilan plus que décevant pour le pilote, qui s'en promettait devant ses proches.
Le carrousel pour Dargis!
Toujours en CTCC mais dans la classe Touring, Paul Dargis de Trois-Rivières a réussi un carrousel. En trois courses, il est allé visiter les trois marches du podium!
Dargis a notamment doublé le «maître du Touring» Michel Sallenbach dans les dernières secondes de l'ultime épreuve, samedi. «C'est peut-être grâce à Notre-Dame-du-Cap», a rigolé l'entrepreneur, dont la seule victoire dans sa ville remontait à 2012.
«Nous sommes allés chercher un deuxième moteur en panique après un faux départ en fin de semaine», expliquait Dargis, qui a remercié ses mécanos Sébastien Dupont, Jérémie St-Pierre et Marc-André Dumont.
Guerin réplique à ses détracteurs
Au volant de sa Ferrari, Mario Guerin a survolé le circuit du GP3R pas une, ni deux, mais bien trois fois au cours du Championnat canadien de voitures de tourisme (CTCC).
Misant sur une voiture beaucoup plus puissante que les autres prétendants à la victoire, Guerin a réalisé un tour du chapeau au terme des trois programmes. Rien pour dissiper le cynisme de certains pilotes, qui n'ont pas mâché leurs mots lorsque questionnés sur la légitimité de la présence de Guerin.
Alex Tagliani et Philippe Gélinas, de Grand-Mère, ont notamment exprimé leur désarrois dans Le Nouvelliste de samedi.
«À la fin, il faut ramener la voiture à la ligne d'arrivée, peu importe laquelle on conduit», a répliqué Guerin, plus déçu que frustré de ces commentaires.
«Tagliani est un professionnel et il a donné un coup dans ma portière de gauche, juste avant le drapeau vert. Mais ce n'est pas mon genre de parler contre les autres.»
Guerin rappelait qu'il a été entraîné par Richard Spénard pendant un an et qu'il a aussi couru aux États-Unis, dont à Watkins Glen. «En étant plus rapide, j'ai effectué plus de dépassements que bien des pilotes en fin de semaine en raison des retardataires. Je ne crois pas avoir été un conducteur trouble.»
C'est la deuxième fois dans l'histoire du GP3R qu'un inscrit remporte trois courses. L'Asiatique Darryl O'Young, avec deux couronnements en série SuperCar et un autre en Porsche GT3, accomplissait le même exploit il y a quatre ans.