Sylvain Arseneault, Dany Fiset, Raphael Barrette Savoie et Michel Thibodeau ont offert un bon spectacle en Superquads Elka.

«Heureux comme un pape!»

À leur première présence au GP3R, les Superquads Elka ont donné un spectacle plus qu'intéressant avec près d'une vingtaine de bolides en piste.
La première course de la journée a donné lieu à une spectaculaire lutte entre Raphaël Barrette de Saint-Justin et Dany Fiset de Saint-Pierre-les-Béquets, qui se sont échangés la tête tour après tour. C'est finalement Barrette qui a eu le meilleur.
«On connaissait nos forces et on savait que c'était en train d'offrir un bon spectacle. Avec ça, les gens allaient vouloir revoir des quads au GP3R», a souligné le vainqueur.
Les deux pilotes étaient aux anges après leur première présence en piste devant une importante audience. La piste offerte était dans une condition parfaite, selon Fiset.
«Le GP3R est devenu l'équivalent du Stade olympique il y a quelques années. C'est l'événement le plus prestigieux des courses en été», a ajouté Barrette.
Lors de la deuxième séance de la journée dans cette catégorie, Michaël Grenier l'a emporté devant Chuckie Creech, qui avait aussi pris la deuxième place plus tôt en journée devant Fiset, pénalisé de cinq secondes pour dépassement sur le drapeau jaune.
Champion américain il y a deux ans et actuel meneur du championnat de l'Est chez nos voisins du sud, Creech a voyagé de la Caroline du Nord jusqu'en Mauricie pour enfourcher sa motocyclette dans les rues de la ville. Il ne l'a pas regretté, à l'image de l'organisateur du Superquads, Sylvain Arseneault de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.
«Je suis heureux comme un pape», s'est exclamé le légendaire pilote de 52 ans, doublement en extase après avoir pris la troisième position de la seconde épreuve.
«J'espère que le Grand Prix va nous réinviter l'an prochain car j'estime que nous avons donné un show de qualité. En fait, on roule sensiblement à la même vitesse que les motos et nous attaquons les courbes de façon plus agressive. Les gars de rallycross sont sortis de leurs tentes pour nous regarder!»
Arseneault reconnaît que les participants ont dû user de stratégie sur le circuit trifluvien. «Sur une ligne droite, il faut baisser les suspensions, mais ça nous limite par la suite avec les sauts de l'hippodrome. On devait donc se questionner à savoir si c'était mieux de rouler vite ou de sauter. Au final, ça valait la peine de rouler vite!»
En plus de Barrette, Fiset et Arseneault, Michel Thibodeau, de Saint-Édouard-de-Maskinongé, a pris part à ces premières épreuves mettant en vedette des quads au GP3R.