Sans surprise, l'épreuve reine du deuxième week-end du Grand Prix de Trois-Rivières, le 50 Tours Can-Am, a été la course la plus populaire de la fin de semaine. 

GP3R: les courses l'emportent sur la météo

Le spectre d'averses violentes aura plané sur le ciel du parc de l'Exposition pendant toute la fin de semaine et pourtant, les spectateurs n'auront presque pas reçu de gouttes de pluie.
Les gagnants de la course NASCAR Pinty's: Kevin Lacroix (au centre), Andrew Ranger (à gauche) et Alex Tagliani.
En dépit des menaces de déluge, le 47e Grand Prix de Trois-Rivières aura été un «très très grand succès», pour citer son directeur général Dominic Fugère.
«À l'instar du rallycross, le week-end de NASCAR vaut un beau 8 sur 10. Je suis habité par le même sentiment qu'il y a sept jours», dressait comme bilan le grand manitou du deuxième plus important rendez-vous de courses automobiles au Québec.
Les spectateurs ont effectivement afflué vers le site dimanche, même si les sièges dans les gradins n'étaient pas tous occupés.
«Le stationnement au centre de l'Hippodrome 3R était plein, lui, sourit le directeur-gérant. De notre côté, c'est toujours une bonne méthode pour mesurer la foule.»
En effet, les chiffres de ventes semblent avoir rempli les objectifs de la direction. Avant le début des compétitions, Dominic Fugère annonçait une hausse de 26 % pour le nombre de billets achetés en prévente.
«En 2015, les gens ont goûté au rallycross et ils ont adoré. On dirait qu'ils ont acheté leurs billets plus rapidement cette année.»
L'organisation compilera les chiffres officiels dans les prochaines semaines, mais selon le patron, «ça risque d'être assez intéressant».
«Nos partenaires sont solides et je crois que nous avons trouvé le bon ordre pour présenter les courses, c'est-à-dire en commençant avec le rallycross et en clôturant les activités avec la fin de semaine du NASCAR.»
Les courses ont d'ailleurs été facilitées par le fait que la piste est demeurée au sec pendant presque tout le festival automobile, hormis une ondée durant le premier week-end de rallycross.
«Aucun fournisseur ne me donnait les mêmes prévisions météorologiques, souriait Dominic Fugère, un brin ironique. Il y a quelques années, je faisais des ulcères en pensant à la température. Je prenais des abonnements premium pour connaître les prévisions un mois à l'avance! Ce n'est plus le cas aujourd'hui.»
Quant aux activités tenues en dehors des cadres du Grand Prix, elles ont attiré leur lot de curieux au centre-ville de Trois-Rivières, même si la pluie a légèrement interféré sur la fête pendant le spectacle pyrotechnique de samedi soir au parc portuaire.
«Le souper gastronomique a connu une hausse d'affluence de 45 %. On sait que nos activités ont la cote et on comprend les gens qui ont été refroidis par la pluie samedi avant les feux.»
Aussitôt le 47e GP3R terminé, son équipe de direction commençait déjà dimanche à planifier la prochaine édition, qui marquera du même coup le 50e anniversaire du tout premier Grand Prix qui s'est tenu en 1967.
«Je rappelle toujours à mon équipe que nous devons mesurer le succès de notre Grand Prix avec le nombre de sourires qu'on voit dans les gradins. Je pense que l'édition 2016 en a été une bonne si on se fie à cette mesure.»