En piste

Plein d'espoir pour Vallée-Jonction

Après avoir couru deux fois en Ontario, j’arrive à Vallée-Jonction où sera disputée, samedi soir, la manche no. 3 de la série canadienne de NASCAR. Et je dois vous avouer que je suis rempli d’espoir.

Après avoir terminé 14e au Canadian Tire Motorsport Park de Bowmanville et troisième au Jukasa Motor Speedway d’Hamilton, je suis septième au championnat. La course d’Hamilton m’a véritablement donné bonne bouche en prévision de la suite.

À Bowmanville, j’ai été vraiment malchanceux. Je suis parti cinquième, j’ai été dans le peloton de tête tout au long de l’épreuve et j’ai même été premier pendant cinq tours. Mais voilà, la mécanique m’a lâché…

À Hamilton, avec une nouvelle voiture qu’on avait à peine eu le temps de préparer, j’ai réussi à grimper sur le podium. Très honnêtement, je n’avais pas d’attentes en arrivant là-bas compte tenu, je le répète, du peu de temps qu’on avait pour préparer le bolide. Mais finalement, on s’en est tirés plus qu’honorablement et c’est très, très encourageant.

Avec mon expérience, je ne vous dirai pas que je vais tout gagner sur le petit ovale de l’Autodrome Chaudière. Le plateau est beaucoup trop compétitif pour faire ce genre de prédictions. Par contre, je crois en mes chances de faire une belle course et d’obtenir un bon résultat.

L’an dernier, j’ai fini septième à Vallée-Jonction. En quatre présences, j’ai deux top 5. C’est une piste très exigeante pour la voiture en raison de l’absence de longues lignes droites.

Ce qu’il faudra surveiller, en fin de semaine, c’est la température. On prévoit du temps très chaud, ce qui va mettre les pneus de nos voitures à rude épreuve. Il va falloir faire très attention.

Il s’agit de notre premier arrêt de la saison au Québec. Puisque la course présentée sur le Circuit ICAR de Mirabel a été retirée du calendrier, il ne reste que les épreuves de Trois-Rivières, Saint-Eustache et Vallée-Jonction à l’horaire chez nous. Et courir devant mes fans, j’adore ça. Ça rend le week-end d’autant plus attendu et d’autant plus spécial.

Je suis arrivé tôt dans la région afin de faire de la promotion pour mes commanditaires, principalement RONA. Car je le répète, il faut prendre soin de ceux qui nous permettent d’aller aux courses.

Quatorze voitures sont attendues à l’Autodrome Chaudière. C’est peu, diront certains. Pour diverses raisons dont on reparlera peut-être, les Ontariens et les gars de l’Ouest du pays sont peu attirés par Vallée-Jonction. Mais ça reste une très belle piste où le spectacle est toujours fort d’intéressant.

N’hésitez pas à venir me dire bonjour en fin de semaine!


Propos recueillis par Michel Tassé

Auto

Nouveau patron pour sortir VW du dieselgate

WOLFSBURG — Le nouveau patron du géant allemand de l'automobile Volkswagen (VW) a promis d'intensifier ses réformes pour conduire le groupe vers la mobilité du futur, et laisser les ravages du dieselgate dans le rétroviseur.

«Il s'agit d'approfondir le changement, et pas d'une révolution», a d'emblée fait savoir Herbert Diess lors de sa première conférence de presse en tant chef du mastodonte mondial du secteur, vendredi à Wolfsbourg.

NASCAR

Des arrêts aux puits au GP3R

Trois-Rivières — La prise 2 devrait être la bonne. Après avoir tenté sans succès de forcer les pilotes à effectuer un ravitaillement en ajoutant des tours à sa course, l’organisation du Grand Prix de Trois-Rivières a appris une bonne nouvelle mercredi. La série NASCAR modifiera la formule de ses épreuves en 2018 afin de donner un incitatif supplémentaire aux coureurs pour s’arrêter aux puits.

Dorénavant, chaque épreuve aura au moins une pause afin de permettre aux pilotes de s’arrêter sous un drapeau jaune pour ajouter de l’essence et enfiler quatre nouveaux pneus. L’arrêt ne sera toutefois pas obligatoire et un compétiteur qui décide de ne pas faire de ravitaillement pourra gagner des positions. Toutefois, les coureurs qui décideront de s’arrêter ne perdront pas de place parmi toutes les voitures qui seront entrées aux puits.

«Le drapeau jaune amènera une dynamique d’étapes comme ce qu’on retrouve en Coupe Monster Energy et qui a grandement aidé au spectacle. À Trois-Rivières, si tu ne parviens pas à te distancer, c’est facile de te faire dépasser. Ce sera donc un bon pari d’arrêter pour avoir des pneus neufs en te disant que tu pourras regagner ta place. Ce n’est pas obligatoire, mais le pilote qui ne s’est pas arrêté pour gagner des positions sera une proie facile», souligne le directeur général du GP3R, Dominic Fugère.

Ce dernier était très heureux de l’annonce, puisqu’il a été l’un de ceux qui ont le plus poussé pour que NASCAR prenne cette direction.

«C’est le fun de voir que NASCAR écoute, parce qu’au banquet de fin de saison à Charlotte, on avait eu une discussion assez animée, révèle le directeur général. Ça fait des années qu’on veut des arrêts aux puits pour rajouter du spectacle pour les gens qui sont dans les gradins Villeneuve et Germain. On avait essayé en allongeant la course, mais NASCAR ne voulait pas qu’elle soit plus longue puisque les freins sont très sollicités au GP3R. Pour les pilotes expérimentés, ça allait, mais pour ceux qui ont moins d’expérience en circuit routier, ils manquaient de freins, causaient un accident et un drapeau jaune.»

La seule épreuve où cette nouvelle formule de course par étape ne sera pas appliquée est au Canadian Tire Motorsport Park, puisque les équipes devaient déjà s’arrêter, la consommation d’essence et l’usure des pneus étant plus importantes sur le légendaire tracé ontarien.

En français s’il vous plaît

Si NASCAR fait du chemin quant au spectacle, il lui en reste beaucoup à parcourir au point de vue de ses communications. Toutes les séries mineures en Amérique du Nord et en Europe sont regroupées sous un seul et unique site: la bannière Home Tracks. La stratégie de communication semble tout droit sortie du début des années 2000, sert bien mal les réalités géographiques de chaque série – par exemple, le français n’y est pas utilisé – et qui, soyons francs, ne semble que s’adresser aux fidèles de la série.

«Il faut que les communications se fassent aussi en français, que ce soit les communiqués, Twitter ou autres. Il y a zéro promotion pour la série, pas de description de course en français ou de télévision en direct. Il faut être au-dessus de la moyenne pour réussir à suivre la série. Je suis à la veille de mettre mon point sur la table», lance l’ancien journaliste.

Nouvelles carrosseries

L’été dernier, Alexandre Tagliani, après sa victoire dans les rues de la cité de Laviolette, avait martelé que si la série NASCAR Pinty’s voulait attirer davantage de spectateurs, elle se devait d’offrir des voitures plus attrayantes à l’oeil. Le championnat semble prendre cette voie puisqu’on a annoncé mercredi que les carrosseries seront munies de plusieurs nouvelles pièces aérodynamiques, en plus de l’arrivée de la Chevrolet Camaro et de la Ford Mustang en piste.

Chez le concessionnaire GM Paillé, on espère être en mesure d’offrir à Marc-Antoine Camirand une telle voiture en 2018. Le propriétaire Jean-Claude Paillé prévient toutefois qu’il ne faut pas mettre la charrue devant les bœufs. «On ne peut pas encore confirmer le tout, mais on travaille en recherche et développement pour aller en ce sens. Il y a toutefois des délais d’homologation que nous devons respecter. Mais nous sommes heureux de cette arrivée. La Camaro est un produit qui se vend beaucoup et avec lequel on a du succès. Chevrolet n’est pas très présent en NASCAR, c’est davantage Dodge. D’avoir un tel modèle, ça va mettre les caméras sur nous.»

GP3R

Rallycross électrique: une formalité

Trois-Rivières — Montréal perd ses courses de Formule Électrique, mais le Grand Prix de Trois-Rivières a de fortes chances d’offrir un produit qui s’y apparentera... en version rallycross!

Le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, a confirmé que le volet électrique se glisserait dans la programmation de la 49e édition, en août 2018. On parle de séances d’essais libres pendant les festivités.

«De plus en plus d’équipes sont impliquées dans le développement des voitures électriques de rallycross», mentionne Fugère, qui a toujours manifesté son intérêt à voir son événement devenir un fer de lance de cette catégorie au niveau du rallycross mondial.

«Au Québec, 94 % de notre énergie provient de l’hydroélectricité. Ce sera donc tout naturel que la mobilité électrique prenne racine chez nous», disait-il, en entrevue au Nouvelliste en août dernier.

L’écurie autrichienne SARD, propriété de Manfred Stohl, travaille depuis un certain temps sur des voitures électriques. Or selon Fugère, de plus en plus d’équipes s’activent afin d’être prêtes pour la création d’une nouvelle catégorie.

Responsable du Mondial RX, le promoteur Paul Bellamy vise l’horizon 2020 pour prendre le virage de l’électrique.

«Nous, dès 2011 au GP3R, nous avions de l’intérêt pour les courses de ce format, rappelle Fugère, dont le groupe avait tenté d’amener la FE à Trois-Rivières. Ils voulaient s’établir dans des métropoles, on ne cadrait pas avec leurs intentions.»

Surpris et déçu

Fugère a assisté lundi à la conférence de presse de la mairesse de Montréal, Valérie Plante. «Je suis très triste. En tant que fan de course, je nous estimais privilégiés d’avoir trois courses de calibre mondial près de chez nous, avec la F1, la FE et le rallycross à Trois-Rivières. La mairesse a pris cette décision son ses intérêts, mais pour les fans et nos 200 bénévoles, c’est une dure journée.»

La Fédération internationale de l’automobile (FIA) avait fait confiance à l’organisation trifluvienne pour prendre en charge une partie des activités de la FE à Montréal. Les équipes de direction de course, de sauvetage en piste et de sécurité médicale étaient à pied d’oeuvre pendant la fin de semaine FE, dans la métropole. Tout ça avant les deux week-ends de courses du GP3R!

«Nous étions prêts à répéter l’expérience. J’aurais au moins aimé que le contrat de trois ans avec la FIA soit honoré, juste pour voir ce que ça aurait donné sur le long terme. C’était une première et comme pour d’autres événements, il y a eu des déficits. Ceci dit, je ne m’attendais pas à un déficit aussi considérable.»

Fugère assure que son groupe est toujours ouvert à donner un coup de main à d’autres organisations. «On l’a fait pour la FE, mais aussi pour le championnat américain de rallycross à Ottawa.»

Sports

Courses d’accélération: Gérard Milette honoré

TROIS-RIVIÈRES — Lors de la troisième édition de son gala annuel qui se tenait le 18 novembre, le Temple canadien de la renommée en courses d’accélération a procédé à l’intronisation de 22 nouveaux membres, dont quatre Québécois. Gérard Milette, de Saint-Étienne-des-Grès, figure parmi ceux-ci.

Le coureur professionnel, qui a amorcé sa carrière en 1989, compétitionne depuis plusieurs années dans le circuit NHRA aux États-Unis. Depuis, il a remporté les épreuves d’Indianapolis en 2015 et de Charlotte en 2016. Il a également mérité le prix de «Best Engineering» pour sa voiture en 2010 et en 2016. Une distinction importante pour le principal intéressé puisque c’est sa femme, Suzanne Poirier, et lui qui ont construit son véhicule.

«C’est tout un honneur d’être reconnu comme l’un des meilleurs coureurs au Canada. Ça n’a pas toujours été facile, j’ai eu un gros accident et j’ai dû repartir à zéro, car je n’avais plus de véhicule. Aux États-Unis, c’est comme si les gens m’avaient adopté. Là-bas, le sport automobile est très populaire, mais ici personne n’en parle. C’est donc agréable de voir que mon travail est reconnu», indique-t-il. 

Afin d’obtenir une nomination au Temple canadien de la renommée en courses d’accélération, les candidats doivent avoir pris une part active dans le milieu au niveau le plus élevé de leur catégorie pendant plus de 25 ans et avoir grandement contribué à ce sport. À ce jour, 61 Canadiens ont été intronisés.

«Chaque personne intronisée au Temple de la renommée apporte sa pierre à l’édifice et assure l’héritage du sport de la course d’accélération. C’est un honneur d’accueillir ces légendes et de célébrer ensemble leurs exploits», explique le fondateur John Scotti.

Sports

Rallycross: un arrêt aux États-Unis pour le Championnat du monde

Trois-Rivières ne sera plus le seul arrêt du Championnat du monde de rallycross en 2018.

Pour la première fois, le Championnat fera un arrêt aux États-Unis, plus précisément à Austin au Texas sur le Circuit des Amériques, le même qui a accueilli la Formule 1 le week-end dernier. Un tracé en terre battue sera ainsi aménagé entre les virages 12 et 15 de l’actuelle piste, une portion sinueuse entourée d’estrades et qualifiée d’idéale pour le rallycross. 

«Les États-Unis étaient sur notre radar depuis 2014 mais nous voulions attendre le bon moment. Nous avons eu des discussions avec plusieurs circuits à travers le pays, mais le Circuit des Amériques partage notre vision et peut nous permettre de bâtir un complexe de rallycross de qualité mondiale», souligne le directeur du championnat, Paul Bellamy.

La course aura lieu les 29 et 30 septembre, soit près de deux mois après le Grand Prix de Trois-Rivières. Le calendrier 2018 du Championnat mondial, qui sera dévoilé mardi, comptera 12 épreuves, dont 3 hors de l’Europe.

«C’est une super bonne nouvelle pour le rayonnement de la série. En plus, ça va améliorer les chances que les manufacturiers mettent en vedette des modèles que les gens de chez nous connaissent et reconnaissent», se réjouit le directeur général du GP3R, Dominic Fugère.

Grand Prix de Trois-Rivières

Un succès sur toute la ligne

Dominic Fugère est un bon joueur de poker. Tout en concédant que les chances n'étaient pas de son côté avant le début de la fin de semaine, il savait pertinemment qu'il avait encore une mince possibilité de l'emporter sur les prévisions de la météo.
«On a battu une paire d'as», a lancé le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, quelques heures après la conclusion d'une 48e édition couronnée de succès... et de soleil!

Grand Prix de Trois-Rivières

Camirand sur le podium

À sa troisième épreuve de la saison, Marc-Antoine Camirand a été en mesure de résister à la compétition derrière lui pour grimper sur le podium, et ce, pour une deuxième fois cette saison. Une performance inspirante à la maison pour celui qui espère disputer une saison complète en 2018.
Qualifié troisième, le Léonardais a ainsi terminé l'épreuve là où il l'a commencée. Mais ça ne l'a pas empêché de se battre avec les meneurs. Dès le premier virage, il s'est emparé de la deuxième place devant l'éventuel vainqueur, Alex Tagliani.

Grand Prix de Trois-Rivières

Coupe Nissan Micra: week-end difficile pour King

Installé en tête du championnat de la Coupe Nissan Micra, Kevin King espérait accentuer son avance lors des deux courses présentées devant ses partisans au circuit trifluvien. Il s'est passé exactement le contraire.
Les deux séances de qualifications n'ont pas été au goût du Trifluvien, qui s'est élancé septième à deux occasions. La première course s'est relativement bien déroulée, et il a grimpé sur la troisième marche du podium, devancé par Stephan Rzadzinski et Olivier Bédard. La deuxième course a tourné à la catastrophe dès le départ.