Le directeur général Dominic Fugère est très fébrile à sept mois des célébrations du 50e anniversaire du Grand Prix de Trois-Rivières.

GP3R: le décompte est commencé

TROIS-RIVIÈRES — «Ça poppe comme du popcorn sous la calotte!»

Ce sont les mots utilisés par le directeur général Dominic Fugère, quelques heures après le jour de l’An, pour décrire son début d’année, à sept mois des célébrations du 50e anniversaire du Grand Prix de Trois-Rivières.

«Oui, ça progresse bien! On a de bons candidats en ce moment pour marquer notre 50e édition. Certaines personnes ont été sollicitées, on espère annoncer de bonnes nouvelles dans les semaines à venir.»

Pour Fugère, il est bien sûr important de connecter avec les amateurs du moment, ceux qui assistent aux courses depuis plusieurs années. Mais il veut également reconquérir un certain public. «Je ne parle pas uniquement des amateurs de monoplaces. On étudie un paquet de possibilités en GT et en stock-cars. L’objectif vise à faire un clin d’œil aux 50 dernières années... et à préparer les 50 prochaines.»

Le D.G. ne cache pas qu’il aimerait faire rouler des pilotes qui étaient présents en 1967. Il y a toutefois un prix à payer pour rendre cette aventure possible. «Ces gars-là, la plupart, ils s’impliquent encore dans notre organisation. Le plus compliqué reste de leur trouver des voitures, la préparation coûte cher.»

La porte est ouverte pour Jacques Villeneuve

Si le Championnat mondial de rallycross (2-3-4 août) et la série NASCAR Pinty’s (9-10-11 août) animeront de nouveau le gros des festivités pour cette 50e édition, Fugère assure que tout est mis en place pour donner une saveur particulière au rendez-vous 2019.

En ce sens, un retour de Jacques Villeneuve est loin d’être exclu, lui qui avait pris part à l’épreuve du Championnat de rallycross des Amériques dans les rues de Trois-Rivières l’an passé, avec un succès mitigé.

Peu de temps avant Noël, Villeneuve a confirmé sa participation à toutes les courses du calendrier de la série NASCAR Whelen Euro, sur le Vieux continent. Il poursuivra aussi sa collaboration en tant qu’analyste des grands prix de Formule 1 sur le réseau français Canal+.

Or, aucune manche de NASCAR Euro ne figure à l’horaire du 2 au 11 août. Le Grand Prix de F1 de Hongrie (2-4 août) est cependant programmé en même temps que le rallycross de Trois-Rivières.

«On n’exclut pas l’idée de le voir chez nous en NASCAR Pinty’s, surtout qu’il a déjà couru dans cette série», répond Dominic Fugère, qui cite au passage les noms de Patrick Carpentier, Alex Labbé et Raphaël Lessard comme potentiels candidats pour gonfler la grille de pilotes vedettes susceptibles d’être à Trois-Rivières en août.

Même Ron Fellows, intronisé au Temple de la renommée du GP3R en 2017 et qui a fait la pluie et le beau temps en série Trans-Am au milieu des années 90, pourrait rouler en Mauricie l’été prochain. «Il le fait à Mosport, alors pourquoi pas chez nous», lance Fugère.

Pas inquiet pour le rallycross

Dans un autre ordre d’idées, le directeur général assure ne pas s’en faire pour l’avenir de la discipline du rallycross, et ce en dépit des mauvaises nouvelles concernant les départs de plusieurs têtes d’affiche de la série ainsi que des équipes d’usines.

À ses yeux, et ils sont quelques-uns à penser ainsi, le retrait des manufacturiers tels que Peugeot, Volkswagen et Audi rehaussera la qualité des batailles en piste.

«Parce que ça ramènera une certaine parité, il y aura aussi une plus grande incidence sur le pilotage. Il faut également s’attendre à ce que les prix pour obtenir un volant, disons le temps d’un week-end, diminuent. Ça donnera peut-être une chance à des pilotes locaux de se faire valoir. Je pense qu’on reviendra aux meilleures années de la série en termes de spectacle, comme en 2014 et en 2015.»