L’ancien défenseur des Cataractes de Shawinigan Samuel Girard, aujourd’hui membre de l’Avalanche du Colorado, est venu offrir ses conseils aux jeunes hockeyeurs de l’école de hockey des Cataractes, mercredi.

Girard n’a pas oublié Shawinigan

Pour savoir où tu vas, tu dois savoir d’où tu viens.

Une petite semaine après avoir assuré l’avenir de quelques générations de Girard en signant un contrat de 35 millions $US avec l’Avalanche du Colorado, Samuel Girard a passé quelques heures avec les jeunes inscrits à la première édition de l’école de hockey des Cataractes.

La Tornade de Roberval n’a pas encore eu le temps de fêter ce nouveau pacte avec ses proches, lui qui s’entraîne dans la métropole durant l’été. Mais il s’est fait un devoir d’accepter l’invitation de son équipe junior de chausser les patins avec des enfants qui, évidemment, avaient les yeux bien ouverts lorsqu’il s’est pointé sur la glace en début d’après-midi.

photo:sylvain mayer 
 Samuel Girard au camp des mini-cats

«C’est toujours un plaisir pour moi de revenir à Shawinigan. J’ai de très bons souvenirs ici, je me suis fait un paquet d’amis. Quand j’ai une chance, je viens faire un tour… En plus, aujourd’hui, je viens côtoyer des jeunes joueurs. J’aime ça!»

Non, Girard n’a pas changé beaucoup depuis qu’il s’est installé dans la LNH il y a deux ans. Bon, il a pris du coffre, signe évident du travail accompli à l’extérieur de la glace pour arriver à se démarquer face aux meilleurs au monde malgré ses 5’9’’. Ce talent qui l’anime depuis son enfance, il s’est assuré de le faire fructifier au maximum.

Ce n’est pas par charité que l’Avalanche l’a couvert d’or la semaine dernière. Girard affronte déjà les meilleurs attaquants ennemis depuis une saison et demie. L’an dernier, à 20 ans, il a dominé tous les arrières de la planète pour son efficacité à sortir la rondelle de son territoire! Au deuxième rang, il y avait un certain Erik Karlsson et le podium était complété par Rasmus Dahlin…«Ça va bien, je suis content. Je sens que l’Avalanche a confiance en moi. C’est ce que je voulais, une entente à long terme avec le Colorado. Je ne peux rien demander de plus», sourit le jeune homme, qui dit avoir surtout pensé à ses proches quand il a signé cette prolongation de contrat. «Mais bon, j’ai aussi eu une petite pensée pour ceux qui doutaient de moi, c’est certain!»

photo:sylvain mayer 
 Samuel Girard au camp des mini-cats

Ces derniers ont dû rendre les armes depuis un bout de temps. Et vous pouvez parier qu’ils se feront encore plus discrets l’hiver prochain, alors que les responsabilités offensives de Girard devraient augmenter à la suite du départ de Tyson Barrie. Évidemment, Girard ne demande pas mieux que de prendre sa place aux côtés des MacKinnon, Landeskog et Rantanen sur la première vague du jeu de puissance. Mais il ne tient rien pour acquis. «Tyson m’a beaucoup aidé dans mon cheminement. C’était un bon coéquipier, un gars que tout le monde aimait. Maintenant, je suis conscient que son départ pourrait m’ouvrir des portes, même si je ne connais pas les plans des entraîneurs. De toute façon, moi mon travail, c’est de me tenir prêt. C’est comme ça que ça marche dans la LNH: dans une saison, il y a toujours des hauts et des bas, et donc des opportunités s’offrent. Quand elles se présentent, tu dois sauter dessus!»

Une lutte semble se dessiner avec la recrue Cale Makar pour ces minutes tant convoitées comme quart-arrière de l’équipe. Girard est d’ailleurs élogieux envers son jeune coéquipier, avec qui il a partagé un peu la glace le printemps dernier. «Je n’ai pas été si surpris d’être jumelé à lui. Mais j’ai fait le saut en voyant le tableau avant le match où c’était assez clair qu’on nous opposerait aux meilleurs éléments ennemis! On s’est bien débrouillé. Notre brigade défensive est jeune, mais on saura tenir notre bout j’en suis convaincu.»

Girard s’est lié à long terme à l’Avalanche au moment où l’équipe semble entrer dans une période de prospérité. Le noyau est à la fois hyper talentueux et jeune. Ça aussi, c’est stimulant. «On a fait les séries lors des deux dernières années, on a atteint le septième match de la deuxième ronde l’an passé. On voit que notre équipe progresse, et que notre directeur-gérant a confiance au groupe en place. Je me sens à la bonne place, au bon moment au Colorado.»

photo:sylvain mayer 
 Samuel Girard au camp des mini-cats

D’ailleurs, s’il ne prévoit pas faire trop de folies avec tous ces millions qui vont lui tomber dans les poches au cours des prochaines années, il planifie s’acheter une demeure à Denver à moyen terme. Et probablement une autre au Lac-St-Jean où ses proches résident… et où il participe encore de temps en temps à des tournois de poches!

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Niveau de confiance: élevé

Un petit détour par le bureau du directeur-gérant des Cataractes, Martin Mondou, donne un bon indice du niveau de confiance de l’organisation en ce qui concerne le dossier Vasily Ponomarev.

Choix de premier tour au dernier repêchage européen, le Russe participe actuellement à la Coupe Hlinka-Gretzky, le championnat du monde des moins de 18 ans où Mavrik Bourque s’aligne pour le Canada. Après deux matchs, Ponomarev serait le meilleur joueur de son équipe selon différents hommes de hockey qui sont sur place.

Ponomarev devrait annoncer après le tournoi où il va poursuivre son développement mais à voir ce gilet accroché dans le bureau de Mondou, les Cataractes sont très confiants de l’attirer à Shawinigan.

Remarquez aussi à quel point son futur maillot est en bonne compagnie. Ça ne veut rien dire, évidemment. Par le passé, certains Européens ont mis les pieds en Mauricie précédés d’une grosse réputation sans pour autant livrer la marchandise. Mais dans le cas de Ponomarev, Mondou ne l’a pas magasiné par catalogue, il l’a vu jouer en personne l’an dernier au Défi Mondial des moins de 17 ans et il a ensuite passé les mois qui ont suivi à travailler sur ce dossier, convaincu qu’il aurait tout un impact dans la LHJMQ. Tous ces efforts sont peut-être sur le point de payer...