Gilles Courteau reconnaît prêcher pour ses finissants de la LHJMQ, qui auraient accès à une porte de plus pour entrer chez les pros si une équipe de la Ligue ECHL débarquait à Trois-Rivières.
Gilles Courteau reconnaît prêcher pour ses finissants de la LHJMQ, qui auraient accès à une porte de plus pour entrer chez les pros si une équipe de la Ligue ECHL débarquait à Trois-Rivières.

Gilles Courteau suggère la ECHL pour le nouveau Colisée de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Ceux qui croient que Gilles Courteau va perdre le sommeil si la East Coast League débarque à Trois-Rivières sont dans le champ gauche.

C’est même le contraire!

Le commissaire de la LHJMQ milite pour que Trois-Rivières accueille le projet de Dean MacDonald, qui souhaite opérer une équipe affiliée au Canadien de Montréal.

Courteau a d’ailleurs fait part de son opinion au maire Jean Lamarche récemment. Tout en réitérant qu’il n’y avait aucun espoir à court ou moyen terme de voir la cité de Laviolette réintégrer les cadres de sa ligue, l’homme de hockey natif de Trois-Rivières croit que ce produit serait complémentaire à la structure qui est déjà en place en Mauricie.

«Pour la région, c’est une très belle opportunité. Il y a déjà du hockey mineur, du midget AAA, du junior majeur, du collégial et de l’universitaire. Tout ce qui manque, c’est du professionnel», explique Courteau, qui croit par ailleurs que ses franchises installées au cœur du Québec n’ont pas à craindre un tel produit.

«C’est totalement différent. Peut-être qu’au départ, il y aurait de la curiosité, un petit déplacement d’amateurs. Mais une fois l’effet de nouveauté passé, nos équipes n’ont rien à craindre. C’est un produit complémentaire, pas concurrent», répète-t-il.

Le commissaire de la LHJMQ milite pour que Trois-Rivières accueille le projet de Dean MacDonald, qui souhaite opérer une équipe affiliée au Canadien de Montréal.

Courteau reconnaît prêcher en même temps pour ses finissants, qui auraient accès à une porte de plus pour entrer chez les pros. «Une telle équipe offrirait des opportunités à nos joueurs, c’est évident. Ceux pour qui ça ne fonctionne pas après un an ou deux, ils pourraient traverser la rue et s’inscrire à l’UQTR où ils auraient toujours droit à notre programme de bourses», lance le commissaire qui, vous l’aurez deviné, croit à une cohabitation possible entre la ECHL et les Patriotes.

«Il y a de la place pour les deux. Le hockey universitaire est aussi une belle option pour nos finissants. J’entends qu’il y a des démarches actuellement pour doter le Québec de son propre circuit universitaire. Ça serait très intéressant.»

Un autre élément qui pousse Courteau à appuyer la candidature de la ECHL, c’est la présence de Glen Stanford dans le dossier. Ce Stanford est le bras droit de Dean MacDonald, et il a travaillé étroitement avec le Canadien par le passé.

«C’est un gars hyper crédible dans le milieu. Nous l’avions nommé sur le comité qui a choisi la ville hôte du tournoi de la Coupe Memorial il y a deux ans. Avec Stanford à bord, je suis convaincu que cette franchise sera solide. Comme je suis convaincu que le groupe va arriver très bien préparé pour sa présentation à la Ville dans quelques semaines.»

Courteau ne le cache pas, il suit ce dossier avec attention. Non seulement parce que Trois-Rivières est sa ville d’origine, mais aussi parce qu’il a entendu le vœu des Patriotes de se rapprocher de la NCAA et peut-être même d’y adhérer un jour. Un discours qui ne lui plaît pas tellement!

Il assure en terminant que ce nouveau Colisée de quelque 5000 places ne suscite pas la convoitise des propriétaires de sa ligue qui ont du mal à attirer des gens dans leur aréna en ce moment. Il y a pourtant trois ou quatre concessions dont les gradins sont assez dégarnis merci...

«Je n’ai pas eu une seule question d’un de nos membres à propos du Colisée, ou encore de Trois-Rivières. Nos propriétaires sont enracinés dans leur milieu», confie Courteau.

«Il y a quelques années, il y avait une opportunité à St.John’s pour le déménagement d’une franchise et personne ne s’était montré intéressé. J’avais fait le tour des équipes une par une et le plus long meeting à ce sujet avait duré sept minutes! Pour Trois-Rivières, en ce moment, la meilleure option, c’est la East Coast League», conclut-il.