Le club de boxe est fermé pour une période indéterminée.

Gala de boxe à La Tuque: la Ville est sans nouvelle du promoteur

LA TUQUE — Bien que rien n’ait été officiellement annulé par le promoteur, il semble de plus en plus vraisemblable qu’il n’y aura pas de gala de boxe comme prévu, samedi le 11 mai prochain. La Ville de La Tuque est sans nouvelle de André «Rocky» Poulin et aucun contrat n’a été signé avec la municipalité pour la location du Colisée Denis-Morel.

«On n’a aucune nouvelle du promoteur, donc on n’enclenche rien pour le moment. Il n’avait pas signé son contrat de location. Pour nous, c’est comme s’il ne se passait rien […] On ne travaille pas là-dessus et on n’a pas de nouvelles», confirme Hélène Langlais, directrice des communications de Ville de La Tuque.

Sur la page Facebook du club de boxe, la dernière publication remonte au 24 avril, avant l’arrestation du propriétaire. On y faisait la promotion du gala de boxe. D’ailleurs, certains internautes se questionnent à savoir s’ils seront remboursés pour les billets déjà achetés et s’il y aura des cours de printemps. Le numéro de réservation indiqué sur l’affiche promotionnelle du gala de boxe mène directement à une boîte vocale.

Au club de boxe sur la rue Saint-Antoine, on peut lire sur une affiche écrite à la main: «Bien désolé des derniers événements. Le club de boxe restera fermé pour une période indéterminée. Rocky a un genou par terre, mais saura se relever. Il reviendra aussitôt qu’il pourra. Merci».

Rappelons que le propriétaire du Club de boxe Les guerriers du ring de La Tuque, André «Rocky» Poulin a été arrêté et accusé de harcèlement criminel vis-à-vis son ex-conjointe et le fils de cette dernière. On lui reproche également d’avoir omis de se conformer à l’ordonnance de probation à laquelle il était soumis. Un juge a ordonné qu’il reste derrière les barreaux jusqu’à la tenue de son procès. Il doit revenir au palais de justice de La Tuque le 16 mai. André Poulin avait indiqué lors de son enquête sur remise en liberté que s’il n’était pas là, «il n’y a plus de gala».