François Pratte en sera à son neuvième combat chez les professionnels.

François Pratte voit grand

TROIS-RIVIÈRES — Pour sa cinquième année chez les professionnels, François Pratte (8-0) voit grand. Toujours invaincu depuis ses débuts à l’automne 2015, le protégé de l’écurie Eye of the Tiger Management espère propulser sa carrière vers de nouveaux sommets en 2019 avec, si possible, un premier combat de huit rounds, un duel pour une ceinture mineure ainsi qu’un nouveau contrat avec la bande dirigée par Camille Estephan. Bref, un menu bien chargé!

Mais avant de voir trop loin, le Prattyboy devra d’abord se défaire d’un premier adversaire le 26 janvier au Casino de Montréal. Pour l’occasion, le poulain de Jimmy Boisvert aura dans les pattes le Mexicain Sergio Silva (6-1-1, 2 K.-O.).

Au cours des derniers mois, Pratte croyait bien avoir droit à un premier combat de huit rounds en carrière, mais ce sont plutôt six rounds qui sont prévus au programme pour sa première sortie de la nouvelle année.

Bien que déçu, le Trifluvien de 28 ans n’entend toutefois pas se laisser décourager par ce détail. «C’est certain que j’aurais aimé ça gérer un premier huit rounds. En plus, ça m’aurait donné deux rounds de plus pour aller chercher le K.-O., souligne celui qui est toujours en quête d’une première victoire avant la limite. C’est plate, mais ce n’est que partie remise.»

À première vue, Pratte n’aura pas droit à son plus grand test en carrière face à Silva. Malgré un dossier avantageux, la liste des adversaires du Mexicain n’a pas quoi faire frémir. Du lot, seulement deux avaient une fiche légèrement positive, dont un qui lui a infligé une correction par K.-O. en guise de baptême professionnel.

Sagement, Pratte ne compte pas perdre son temps à décortiquer la fiche combinée des rivaux de son futur adversaire. D’ailleurs, il souligne avoir bien peu d’informations à se mettre sous la dent à propos de Silva.

«Je n’ai pas trouvé de vidéo de lui. Je connais seulement sa fiche. Ce n’est pas toujours évident de se préparer pour un combat sans savoir à qui on va se mesurer. C’est pour ça que mon premier round sert souvent d’ajustement pour voir comment se comporte mon adversaire. Mais une chose est certaine, je ne vais pas le sous-estimer. Je ne l’ai jamais fait avec personne. C’est quand tu te penses au-dessus de tes affaires que tu peux te faire surprendre. Je rentre toujours dans le ring avec l’idée que l’adversaire peut me faire mal», mentionne le quintuple champion canadien chez les amateurs.