François Pratte a encore fait plaisir à ses partisans trifluviens en signant une quatrième victoire en autant de combats professionnels.

François Pratte reste parfait

La bataille des fiches parfaites a tourné à l'avantage de François Pratte (4-0) vendredi soir. Le Trifluvien est resté parfait chez les professionnels en signant une victoire par décision unanime des juges face à Emmanuel Villamar (6-1, 1 K.-O.).
Si le boxeur de 26 ans disait s'attendre à ce que son adversaire soit le plus agressif dans cet affrontement, ce n'est pas ce qui s'est passé lors des deux premiers rounds. Pratte a été en mesure d'imposer son rythme.
«Dans les vidéos que j'ai vues de lui, il était agressif, mais dès le 1er round, je l'ai pincé avec mon jab. Ça ne lui tentait pas de rentrer, ça lui faisait mal et sa face changeait», a expliqué Pratte.
C'est ainsi que Pratte a remporté les trois premiers rounds, le troisième étant son meilleur sur le plan offensif. Puis, au quatrième, Villamar a tenté d'ouvrir la machine. Mais celui qui se battait devant ses partisans a été en mesure d'esquiver la majorité des salves. Les trois juges lui ont ainsi donné cet assaut, tout comme les trois premiers.
«Au dernier round, il n'avait pas le choix, il savait qu'il était en retard. J'ai suivi mon plan de match, j'ai utilisé mes pieds pour ne pas être atteint par des coups pour rien. Mon but, c'était de ne pas être touché, parce qu'à l'entraînement, j'ai reçu un petit coup à l'oeil. Je ne voulais pas qu'il arrive quelque chose à mon oeil. Je n'ai pas cherché à échanger avec le gars et ç'a porté fruit», a analysé Pratte.
Cette quatrième victoire de ce dernier a été réussie devant les yeux de Camille Estephan, grand patron de Eye of the Tiger Management (EOTTM). Pratte ne sait pas si cette victoire lui permettra d'obtenir un contrat avec l'organisation, lui qui se bat «à la pièce.»
«Je n'en ai aucune idée et je ne mets pas de pression. Je suis content chaque fois que Camille m'a fait boxer. J'adore EOTTM et j'adore InterBox, j'étais super content de me retrouver sur cette carte avec Jean Pascal. Est-ce que j'ai une pression supplémentaire de rester parfait pour obtenir un contrat? Un boxeur n'a jamais le droit à l'erreur, mais oui, ça me rajoute une pression supplémentaire. Mais je suis très satisfait de mon combat.
Pas de K.-O. pour Jukembayev
Avant la soirée de vendredi, Batyr Jukembayev avait remporté ses six victoires par K.-O., mais il n'a pu faire de même face à Manuel Mares... et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Pendant huit rounds, le Kazakh a rué son adversaire de coups, provoquant même deux coupures au visage de Mares. Mais le Mexicain n'a jamais plié les genoux et s'est accroché du début jusqu'à la fin.
Mares n'avait pas abandonné, et au huitième round, lui et Jukembayev se sont échangé coup pour coup dans ce qui a sans aucun doute été le combat de la soirée. Pas de doute, les deux pugilistes ont mérité l'ovation que le public trifluvien leur a réservée dans cet affrontement qui s'est terminé par une décision unanime des trois juges 80-72.
Plus tôt dans la soirée, le Torontois Steve Rolls n'a pas fait durer le plaisir contre Attila Koros, qu'il a dominé pour l'emporter à 2:59 du deuxième round. En lever de rideau, le Montréalais d'adoption Ablaikhan Khussainov a livré une bonne bataille à Jesus Perez, remportant l'affrontement par décision des juges 40-36, 40-36 et 39-37.