Olivier Bédard a été l’un des animateurs du spectacle.

Formule 1600: deux courses fertiles en rebondissements

TROIS-RIVIÈRES — Les conditions étaient imprévisibles, mais le spectacle au rendez-vous sur la piste du GP3R, vendredi, à l’occasion des deux courses de Formule 1600 disputées dans la journée. La dernière des deux épreuves s’est même conclue dans la controverse, alors que le gagnant a changé… deux fois plutôt qu’une.

Ce sont respectivement Olivier Bédard, Guillaume Archambault et Bertrand Godin qui ont conclu la course aux premier, deuxième et troisième rangs. Toutefois, à cause d’une pénalité octroyée, puis renversée, cet ordre n’a été officiellement déterminé que lors de la conférence de presse au terme de l’épreuve.

Dans une course se déroulant partiellement sous la pluie où le combat pour la position de tête n’a jamais cessé, le meneur au classement général, Olivier Bédard, a franchi le fil d’arrivée en premier. Cependant, c’est Guillaume Archambault qui a été déclaré champion en raison d’une pénalité donnée à Bédard qui, aux yeux des officiels, avait effectué un dépassement illégal lors d’un drapeau jaune.

Alors qu’Archambault savourait ce qui devait être sa toute première victoire en carrière, l’officiel est venu annoncer que la décision prise en piste était finalement renversée, faisant du même coup d’Olivier Bédard le gagnant véritable de la course. Après l’annonce finale de l’officiel, Guillaume Archambault a semblé ébranlé, mais a tenu à donner tout le crédit au champion. «Olivier a terminé la course devant moi. C’est donc à lui que reviennent tous les honneurs.»

Le gagnant, pour sa part, a souligné les efforts déployés par les trois pilotes sur le podium. «Ça a été une course très amusante. Les trois premiers auraient tous mérité de gagner», a fait savoir Olivier Bédard.

Ayant terminé sur la dernière marche du podium, Bertrand Godin, quant à lui, a profité de la situation pour illustrer les véritables raisons qui devraient motiver un coureur à continuer de rouler. «Ça nous amène à comprendre que finalement, il ne faut pas courir pour la position. Il faut courir pour le dépassement. Ce que les gens vont retenir de cette course, ce sont les belles batailles que nous nous sommes livrés et non le résultat final.»

Une première épreuve qui sourit à Godin

La première course de la journée, présentée en après-midi vendredi, s’est elle aussi déroulée en partie sous la pluie, forçant les pilotes à adapter leur conduite aux conditions changeantes de la piste. C’est Bertrand Godin qui a réussi à enlever les honneurs lors de cette épreuve. L’instructeur de pilotage à l’École nationale de police du Québec, qui s’était classé deuxième à l’issue des qualifications, a menacé le meneur, Didier Schraenen, dès le début de la course. Les deux pilotes se sont échangés la pôle position à quelques reprises, mais lorsque Godin s’en est emparé pour la deuxième fois, il a pu la conserver jusqu’à la ligne d’arrivée.

Derrière lui, les pilotes Didier Schraenen, Zachary Vanier, Guillaume Archambault et Olivier Bédard se sont disputés très chaudement les positions deux, trois, quatre et cinq. C’est finalement Vanier qui a franchi la ligne d’arrivée au deuxième rang, suivi par Bédard, qui a ainsi complété sa remontée sur la troisième marche du podium après être parti en toute dernière position.

Pour le champion, il s’agissait d’une deuxième victoire en autant d’années sur le circuit trifluvien. «Avant l’an dernier, Trois-Rivières ne m’avait pas vraiment souri. D’obtenir une victoire pour mon tableau chasse l’année passée était donc déjà extraordinaire, mais là, d’en avoir une pour la 50e édition, c’est un énorme privilège», raconte-t-il.

Chez les Pro-Am, le Trifluvien Martin Brousseau a lui aussi réalisé toute une performance, terminant en deuxième position dans cette catégorie lors de la première épreuve. Au terme de cette journée parsemée de surprises, force est d’admettre que les monoplaces de Formule 1600 Canada ont livré tout un spectacle aux amateurs présents. Les bolides reprendront l’action pour une troisième et dernière fois samedi matin. Si le niveau de compétition est aussi relevé que vendredi, les spectateurs peuvent s’attendre à être tenus en haleine très longtemps.