La défensive des Diablos a offert une solide performance samedi dans une victoire de 25-13.

Football collégial: la défensive fait le boulot

Huit ans. Il faut en effet remonter à la saison 2009 pour voir les Diablos connaître un aussi bon début de saison. Samedi soir, avec une victoire de 25-13 à domicile face aux Griffons de l'Outaouais, la troupe de François Dussault a fait passer son dossier à trois victoires et un revers.
Une belle réussite pour l'entraîneur, et sa bande, à sa deuxième année à la barre de l'équipe. Mais le pilote estime qu'il est trop tôt pour sabrer le champagne.
«Je suis un ancien des Diablos. La tradition et la famille des Diablos, c'est très important pour moi et on doit bien la représenter. Je serais donc menteur de dire que je ne suis pas content, mais ce n'est qu'une étape. On a encore beaucoup de choses à corriger et on continue d'apprendre, mais c'est le fun de voir la progression de l'équipe.»
La rencontre était à peine lancée lorsque les Trifluviens se sont inscrits à la marque. Profitant d'un ballon échappé sur une tentative de botté de dégagement en zone profonde, les Diablos ont inscrit leur premier touché sur une courte course du quart Charles Cossette.
Quelques minutes plus tard, Cossette a rejoint Michaël Morin dans la zone des buts pour porter la marque à 15-0, au grand plaisir des 1000 partisans réunis au stade Diablos.
Si le succès offensif était au rendez-vous, la défensive des Rouges a été encore meilleure en stoppant deux incursions en zone payante des Griffons en première demie. C'est sans oublier un superbe sac de Guillaume Beaulac au quatrième quart qui a fait très mal à l'adversaire. Beaulac a terminé la soirée avec sept plaqués, alors que la recrue Félix Simoneau, qui semblait avoir un frère jumeau tellement il couvrait de terrain, en a obtenu neuf.
«Les deux arrêts à la ligne des buts en première demie étaient incroyables. On n'a pas des joueurs au gabarit habituel en défensive, mais ils sont mobiles et très athlétiques. Le quart-arrière a dû bouger beaucoup. Guillaume est tout le temps doublé, mais il a réussi ce sac exceptionnel. À un moment crucial, tes gros joueurs doivent faire le travail et c'est ce qu'il a fait avec ce jeu», a souligné Dussault.
«On avait eu un match difficile la semaine dernière. Revenir de la sorte, ça envoie un bon message. Il faut bâtir là-dessus. C'est bien, mais ce n'est pas assez. En ayant l'avance, je trouve qu'on avait moins de pression. On était moins stressé et on avait du plaisir sur le terrain. C'est la première fois que je voyais qu'on avait du fun, qu'on était calme et confiant», a analysé Simoneau.
En deuxième demie, les Trifluviens auraient aimé en terminer plus rapidement, mais avec un pointage de 15-7 au début de quatrième quart, la rencontre n'était pas encore décidée. Le duo de Charles Cossette et du porteur de ballon Patrice Gemme s'est assuré que les visiteurs n'allaient pas revenir de l'arrière à l'aide de deux longues courses. Gemme a fini le travail en réussissant le majeur. Ce dernier a terminé la rencontre avec 96 verges au sol, alors que Cossette en a obtenu 45, en plus de 94 avec 10 passes complétées en 19 tentatives. 
«On doit apprendre à en finir plus rapidement. On est jeune dans tous les sens, mais on apprend et on avance. Je suis content, mais je suis un éternel insatisfait. Il y aura donc beaucoup de choses à corriger», a conclut Dussault.
Les Électriks massacrés... mais marquent l'histoire
Parions que les joueurs des Électriks auraient aimé être ailleurs samedi lors de la première demie de leur match face aux Vulkins de Victoriaville au Complexe sportif de Shawinigan. Ils ont connu une première trentaine catastrophique en accordant 46 points, en route vers un revers de 56-3.
Les Shawiniganais ont rapidement compris que la journée allait être longue. Dès le troisième jeu du match, ils ont vu leur passe être interceptée et être retournée pour un touché.
«Ça nous a scié les jambes, a avoué l'entraîneur Guy Bergeron. Il n'y a rien qui fonctionnait pour nous et tout souriait aux Vulkins.»
Même s'ils avaient une fiche de 0-4 avant le début de la rencontre, le moral était encore bon chez les Électriks. Mais avec un tel début de match, ainsi que quelques blessés sur le banc, les épaules sont rapidement tombées.
«Je pense que notre difficile début de saison nous a rattrapés. Mais en deuxième demie, j'ai revu le groupe qu'on a depuis le début de l'année, qui n'a pas abandonné. Dans notre réunion d'après-match, ils nous ont même demandé d'être plus exigeants avec eux. C'est encourageant.»
Dans la défaite, les Électriks ont possiblement écrit une page d'histoire. Selon les recherches de l'équipe, la botteuse Arianne Lebel serait devenue la première femme à inscrire des points au niveau collégial en réussissant un placement d'une trentaine de verges au troisième quart.